Avec notre correspondante à Nairobi, Gaëlle Laleix
El Niño, ce phénomène climatique provoqué par le réchauffement des eaux de surface dans le Pacifique, risque d’avoir un impact très fort sur la Corne de l’Afrique et donc sur le Kenya. Le plan de préparation des autorités kényanes s’appuie donc sur sept mesures.
D’abord, cartographier les endroits les plus vulnérables en cas de fortes pluies. Le ministère de l’Intérieur redoute des inondations, glissements de terrains ou destructions d’infrastructures. L’identification de zones à risques permettra des évacuations plus efficaces. Ensuite, déboucher et entretenir les infrastructures de drainage, notamment dans les villes à danger. Nairobi, la capitale, en fait partie.
À lire aussiPhénomène climatique El Niño en Afrique de l’Est: «Il pourrait y avoir 3 millions de personnes déplacées»
En mars, des pluies diluviennes y ont tué une cinquantaine de personnes en une nuit, en raison notamment des évacuations d’eau défectueuses. Enfin, sensibiliser les populations au risque de devoir abandonner leurs domiciles. Des zones de refuge ont été identifiées, où les autorités stockent déjà vivres et médicaments.
D’après la Croix-Rouge kényane, 46 des 47 contés du pays risquent d’essuyer des pluies supérieures à la normale dans les mois à venir, notamment dans l’Ouest, dans la vallée du Rift et sur la côte.
Le dernier phénomène El Niño, en 2023 et 2024, avait causé la mort de 490 personnes et le déplacement de 790 000 autres au Kenya, selon la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
À lire aussiEl Niño: «On s’attend à ce que son effet soit particulièrement dévastateur cette année»