Des détenteurs du nouveau passeport biométrique marocain font état de difficultés lors du dépôt ou du traitement de leurs demandes de visa pour la France. Plusieurs témoignages relayés depuis le 1er septembre 2026 évoquent des dossiers qui n’auraient pas pu être traités avec la nouvelle version du document de voyage.
Selon ces témoignages, certains demandeurs auraient été contactés par des intermédiaires chargés de recueillir les dossiers de visa, dont TLScontact à Casablanca, et invités à récupérer leur passeport ainsi que les sommes versées dans le cadre de la procédure. Le motif avancé serait lié au fait que le nouveau modèle du passeport ne serait pas encore intégré aux procédures de certains services consulaires français. À ce stade, ces éléments proviennent toutefois de témoignages et d’informations relayées par plusieurs médias, et non d’une communication officielle française.
La situation ne semble par ailleurs pas concerner l’ensemble des représentations européennes. Des demandeurs affirment notamment avoir obtenu un visa auprès des autorités espagnoles en présentant le nouveau passeport. Ces cas isolés ne permettent cependant pas d’affirmer que l’ensemble des consulats européens accepte déjà la nouvelle version du document.
Pour l’heure, ni le portail officiel France-Visas, ni le site de TLScontact France au Maroc ne publient d’avertissement indiquant que le nouveau passeport marocain serait refusé ou non reconnu. Les procédures de dépôt des demandes de visa restent affichées normalement sur les plateformes officielles.
Un élément pourrait néanmoins expliquer les difficultés techniques rapportées. Le registre européen PRADO, qui répertorie les documents d’identité et de voyage, ne faisait apparaître au 1er septembre 2026 qu’un modèle de passeport ordinaire marocain référencé MAR-AO-02001, dont la première délivrance remonte au 15 décembre 2009. Le nouveau modèle n’y apparaît pas encore sous une référence distincte.
Le passeport de nouvelle génération résulte de la réforme introduite par le décret n° 2.26.551, publié au Bulletin officiel en juillet dernier. Outre de nouveaux éléments de sécurité, il intègre notamment la langue amazighe aux côtés de l’arabe, du français et de l’anglais.
Rien ne permet néanmoins d’établir un lien entre les difficultés rapportées auprès des services français et l’introduction de l’amazighe sur le document. En l’absence de clarification officielle, l’hypothèse d’un délai d’adaptation administrative ou technique au nouveau modèle reste donc à distinguer d’un éventuel refus de reconnaissance du passeport.
La prudence s’impose ainsi face aux publications circulant sur les réseaux sociaux affirmant que tous les consulats européens accepteraient le nouveau passeport à l’exception de la France. Les informations disponibles à ce jour ne permettent pas de confirmer une telle affirmation.
