Poursuites abusives, arrestations arbitraires, détentions, enquêtes financières et pénales, suspensions massives ou encore menaces de dissolution : en Tunisie, les autorités utilisent tous les moyens à leur disposition pour empêcher les organisations de la société civile de mener leurs actions, estime Human Rights Watch (HRW) dans son rapport.

L’organisation évoque une répression systématique de la société civile depuis 2024. Elle cite notamment des arrestations de personnes engagées dans l’aide aux réfugiés, ou contre les discriminations, comme celle de la militante antiraciste Saadia Mosbah, condamnée en mars dernier à huit ans de prison.

HRW cite également les enquêtes financières et pénales lancées fin 2024 contre plus d’une dizaine d’associations, dont le bureau régional d’Amnesty International, ou encore la suspension d’au moins 20 associations depuis l’année dernière.

Or, explique Human Rights Watch, la société civile tunisienne joue un rôle majeur dans la reddition de comptes, la fourniture de services de base et la défense des droits humains. L’organisation appelle donc les autorités à cesser de restreindre la liberté d’association et de criminaliser la société civile. Elle appelle la communauté internationale à prendre des mesures pour préserver ce qu’il reste de l’espace civique tunisien.

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