Après une Coupe du monde décevante, l’Algérie n’a toujours pas désigné de successeur à l’entraîneur bosnien, Vladimir Petkovic. Faute de solutions satisfaisantes, le pari Brahim Hamdani, associé à Antar Yahia, devrait vraisemblablement être tenté, à l’approche des prochaines échéances.
Parmi les dix sélections africaines qui ont participé à la dernière Coupe du monde, six ont décidé de changer d’entraîneur, selon le quotidien« L’Équipe »français.
Cinq pays ont nommé de nouveaux entraîneurs en vue des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2027, prévues à la fin du mois en cours. L’Algérie reste le seul pays en retard pour trancher sur l’identité de son entraîneur.
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Et le temps presse, car la sélection disputera, dans les derniers jours de septembre, les deux premières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2027, lorsqu’elle recevra la Zambie, avant de se rendre au Burundi.
Après la fin de l’ère fade de Petkovic, il fallait rapidement chercher un entraîneur. Sur les réseaux sociaux, de nombreux supporters de l’Algérie ont pensé que le moment était venu d’engager Hervé Renard.
Si le Français s’était rapproché du poste de sélectionneur de l’Algérie, après la Coupe d’Afrique des nations en Côte d’Ivoire, cela ne s’est pas répété cette fois-ci. La démarche n’a même pas été enclenchée.
Après avoir sondé des entraîneurs étrangers, la fédération a annoncé une liste de trois noms, par l’intermédiaire de la Direction technique nationale présidée par Rabah Saâdane, l’ancien sélectionneur national : l’Espagnol Félix Sánchez Bas, son compatriote Rafael Benítez et le Belge Tom Saintfiet.
Sánchez, ancien entraîneur du Qatar et de l’Équateur, était entré en négociations avec l’Algérie, avant de préciser qu’il était également intéressé par une piste asiatique. C’est de là qu’a commencé à s’évaporer le plan « A ».
Du côté des entraîneurs locaux, aucun nom ne s’est imposé avec force. D’autres entraîneurs ont également été sondés, parmi lesquels Igor Tudor et Xavi, mais sans réponse positive, selon « L’Équipe ».
Une mission à deux
Finalement, la fédération algérienne a pris conscience qu’il n’existe pas actuellement sur le marché le profil idéal pour prendre en main la sélection. Durant cette période d’attente, Antar Yahia, l’ancien international algérien, a été chargé d’établir une liste élargie pour les matchs de septembre.
L’ancien défenseur a contacté les joueurs et leur entourage, pour les rassurer après la déception laissée par l’élimination du Mondial. Cette mission menée par Yahia pourrait se transformer en un rôle permanent, et même prendre une plus grande ampleur.
Désormais, la fédération réfléchit sérieusement à un duo composé de Yahia et de Brahim Hamdani. Ce dernier est apparu sur la scène locale il y a un mois seulement. Il a été nommé en juillet entraîneur de la sélection d’Algérie (moins de 20 ans), et avait auparavant mené la sélection (moins de 21 ans) à remporter les Jeux méditerranéens, un exploit que l’Algérie n’avait plus réalisé depuis 1975.
L’ancien joueur de l’Olympique de Marseille présente un parcours relativement modeste. Il est passé par les clubs de Côte Bleue, de Marignane et de Courbevoie dans les divisions inférieures françaises.
Les deux hommes ont pour particularité d’avoir porté le maillot national, et ils sont également en contact étroit avec la réalité du football algérien et son environnement. Si ce choix est retenu, seront-ils plus qu’une simple solution provisoire ?
Malgré le manque d’expérience aux plus hauts niveaux de l’entraînement, la fédération est prête à tenter ce pari, et même à aller plus loin si les choses concordent, en vue de la Coupe d’Afrique des nations 2027, qui sera organisée conjointement au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, du 19 juin au 18 juillet.
La décision finale devrait être prise samedi prochain, lors de la réunion du bureau fédéral.
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