Le président algérien annonce la création d’une prison de haute sécurité pour les « barons de la drogue », installée dans l’une des zones les plus reculées et hostiles du Sahara.

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Par Alix Cagnard

Publié le 3 septembre 2026 à 13h30

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Le « pays de la soif » : un désert inhabité, des températures qui peuvent dépasser 50 °C en été et l’une des zones les plus reculées et hostiles du Sahara. Ce n’est pas le cadre d’un futur western, mais l’endroit choisi par la présidence algérienne pour envoyer ses plus gros narcotrafiquants.

La répression monte d’un cran

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé mercredi qu’une caserne militaire va être transformée en prison de haute sécurité, réservée aux « barons de la drogue et aux trafiquants ». Situé dans l’extrême sud-ouest algérien, à la frontière du Mali, le Tanezrouft est considéré comme l’une des régions les plus inhospitalières de la planète.

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Face au fléau, les autorités algériennes renforcent leur arsenal répressif. Un organisme sécuritaire spécialisé dans la lutte antidrogue, sur le modèle d’agences existant dans plusieurs pays, va également être créé, l’équivalent de la Drug Enforcement Administration (DEA) aux États-Unis.

Trois millions de toxicomanes en 2024

La création de cette prison de haute sécurité survient dans un contexte où les autorités intensifient leurs avertissements face à l’expansion du narcotrafic en Algérie. D’après les données de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT), le pays recensait plus de trois millions de toxicomanes en 2024.

De leur côté, les commanditaires qui piloteraient la DZ Mafia depuis l’Algérie continuent de sévir en France. Ce pays constitue aujourd’hui pour des enquêteurs « l’un des derniers sanctuaires » où les chefs du narcotrafic français peuvent se réfugier. Peut-être que la perspective du « pays de la soif » les refroidira…

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