Des condamnations définitives

La Cour de cassation a confirmé les peines prononcées en appel contre une quarantaine de personnes, dont plusieurs figures de l’opposition et des avocats, a indiqué à l’AFP Me Haifa Chebbi. En novembre 2025, la cour d’appel de Tunis avait confirmé des peines pouvant atteindre 45 ans de prison. 
Parmi les personnes incarcérées figurent notamment l’opposant historique Ahmed Néjib Chebbi, l’avocat Ayachi Hammami, le responsable d’Ennahdha Abdelhamid Jlassi, l’ancien ministre Ghazi Chaouachi et la militante Chaïma Issa. 

LIRE AUSSI : Tunisie : les avocats de Rached Ghannouchi alertent sur un état de santé « critique »

Une affaire dénoncée comme politique 

« La bataille judiciaire est terminée. Commence maintenant la bataille purement politique », a réagi l’opposante Dalila Msaddek, sœur de Jawhar Ben Mbarek, l’un des condamnés. Plusieurs avocats avaient également dénoncé les conditions de préparation de l’audience de cassation, dont la date avait, selon eux, été annoncée au dernier moment.

#Tunisie : Depuis 2024, le gouvernement réprime systématiquement les organisations de la société civile et leurs membres, réduisant pratiquement à néant l’espace civique dynamique qui avait émergé après la révolution de 2011.

Notre rapport : https://t.co/2bnIKZ9UU5 pic.twitter.com/XMNEoWqOgC


— HRW en français (@hrw_fr) September 2, 2026


Les critiques des défenseurs des droits humains 

Amnesty International avait appelé avant l’audience à l’annulation des condamnations et à la libération des détenus. L’organisation dénonce un « procès collectif » marqué par des violations des garanties d’une procédure régulière. Depuis le coup de force du président Kaïs Saied en juillet 2021, l’opposition et plusieurs organisations de la société civile dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie.