Un pétrolier va parcourir 19.000 km depuis la Corée du Sud pour fournir l’Europe en diesel. »On manque de stock et on va en chercher de plus en plus loin », observe Nicolas Doze, éditorialiste économie LCI.La guerre en Iran, en Ukraine ou encore le manque européen de capacités de raffinage peuvent l’expliquer.

Les prix à la pompe ont rarement été aussi hauts et les pays européens peinent à remplir leurs stocks. « L’Europe consomme plus de gazole qu’elle n’en produit », lance Nicolas Doze, éditorialiste économie LCI. Au point de prendre une mesure drastique pour garantir ses importations : acheter 90.000 tonnes de diesel à la Corée du Sud et lui faire parcourir les 19.000 km qui séparent l’Asie du Vieux Continent.

« En France, on importe la moitié du diesel que l’on consomme, on a très peu de raffinage », poursuit Nicolas Doze. « On manque de stock et on va en chercher de plus en plus loin. 19.000 bornes, c’est monumental, c’est très inhabituel. »

Une mesure exceptionnelle qui répond à une situation qui l’est tout autant. Entre le blocage du détroit d’Ormuz – 30% du diesel raffiné y transitait –, les sanctions contre la Russie et les faibles capacités de raffinage en Europe. 

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« Pendant des décennies, on a vénéré le diesel. Puis c’est devenu le carburant à abattre dans les politiques publiques. Jusqu’à tous les actes européens de transition énergétique, qui sont anti-énergie fossile », analyse l’éditorialiste. « La flambée de son prix n’est pas seulement due à la flambée du pétrole brut, mais aussi à un effet de rareté. »

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