Il va probablement être plus difficile de dédier un appartement à la location courte durée. La Commission européenne va proposer une loi pour faciliter la restriction des locations de courte durée. Il faut dire que la crise du logement touche tous les pays membres, qui ont les plateformes comme Airbnb dans le collimateur. Les zones touristiques sont remplies de biens immobiliers utilisés toute l’année pour ces locations. L’offre de biens immobiliers diminue donc, ce qui fait augmenter les prix et les habitants de ces villes ont du mal à se loger. Comme le rapporte BFMTV, plusieurs municipalités ont déjà tenté de limiter ces locations courte durée, mais elles ont été attaquées devant les tribunaux, ce qui dissuade les autres collectivités de faire de même.
Le projet de loi européenne viendrait donc simplifier les choses pour les municipalités. Celle-ci donnerait des bases juridiques solides pour restreindre les plateformes de location de courte durée. Une version du texte prévoit notamment que les villes, régions et collectivités locales puissent réduire l’accès aux locations de courte durée, et l’achat de biens en vue de les mettre en location de courte durée, dans les zones «sous tension immobilière». En revanche, les personnes qui habitent dans ces zones tendues et qui décident de louer leur bien quelques semaines par an ne seraient pas concernées par les restrictions.
Airbnb se défend d’être responsable de la crise européenne du logement
Cette proposition de loi intervient alors que la crise du logement touche toute l’Union européenne. Le prix des logements a augmenté de 60% et celui des locations de 30% en 15 ans, selon l’institut européen des statistiques. Les locations de courte durée seraient en partie responsables de cette situation, ainsi que la construction insuffisante de nouveaux logements. Une seconde hypothèse privilégiée par Airbnb, qui se défend d’être responsable de cette crise du logement : «La crise du logement en Europe requiert des solutions structurelles, et cette loi devrait se concentrer sur l’augmentation de l’offre de logements.»