La productrice Sarah Khalifa et onze autres personnes ont été condamnées à la peine de mort par la justice égyptienne, samedi 5 septembre, selon des médias officiels.Ils sont accusés d’avoir formé « une organisation criminelle spécialisée » dans le trafic de drogue.Également condamnés pour « possession et détention illégales d’armes à feu et de munitions », ils peuvent encore faire appel.

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Une présentatrice de télévision condamnée à mort en Égypte. Le tribunal pénal du Caire « a condamné la productrice Sarah Khalifa et onze autres accusés à la peine de mort par pendaison, pour avoir formé une organisation criminelle spécialisée dans l’importation de substances utilisées dans la fabrication de drogues, en vue de les vendre », a rapporté, samedi 5 septembre, le journal al-Ahram.

Plus de 750 kg de drogues saisis dans deux appartements

Les autorités ont saisi plus de 750 kg de drogues et de matières premières utilisées dans leur fabrication, ainsi que des outils et des machines dans deux appartements qui servaient de laboratoire, selon cette même source. Les douze personnes, qui peuvent encore faire appel, ont aussi été condamnées pour « possession et détention illégales d’armes à feu et de munitions », ont affirmé plusieurs autres médias gouvernementaux, dont Akhbar al-Youm.

Sarah Khalifa, 39 ans, est connue pour son émission « Mission difficile » sur la chaîne privée al-Mehwar, consacrée aux affaires de sécurité et de criminalité. Également cheffe d’entreprise, elle a présenté des émissions sur des plateformes en ligne et compte deux millions d’abonnés sur Instagram.

541 condamnations à mort en Égypte en 2025

Les poursuites visant la présentatrice et 27 personnes, dont son frère, ont débuté en 2025. Sarah Khalifa a par ailleurs été condamnée à cinq ans de prison pour implication dans une autre affaire, relative à la séquestration et à l’agression d’un jeune homme.

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La peine de mort est appliquée en Égypte pour plusieurs crimes, notamment le meurtre avec préméditation, le terrorisme, certains viols et le trafic de drogue, après la consultation de l’avis religieux du grand mufti. Selon l’ONG Commission égyptienne pour les droits et les libertés, 541 condamnations à mort ont été prononcées l’an dernier dans le pays.