La coopération entre la République démocratique du Congo et l’Angola s’ouvre à de nouveaux horizons. Après avoir récemment renforcé leurs relations sur le terrain économique, Kinshasa et Luanda explorent désormais les moyens de collaborer autour d’un enjeu aussi stratégique que vital à savoir : l’accès à l’eau.
Le président Félix Tshisekedi et son homologue angolais Joao Lourenço à Cunene au sud de l’Angola @Photo Droits tiers.
C’est dans cette perspective que le président Félix Tshisekedi s’est rendu samedi dans la province angolaise de Cunene, à l’invitation de son homologue Joao Lourenço. Au cœur de cette visite de travail : les infrastructures hydrauliques développées par l’Angola dans cette région du sud du pays, particulièrement exposée aux épisodes de sécheresse. Les deux dirigeants ont notamment assisté à la mise en service des barrages de Ndúe et de Calucuve ainsi que des réseaux destinés à acheminer l’eau vers les zones concernées.

Au-delà du caractère protocolaire de cette visite, Kinshasa entend surtout observer de près un modèle d’aménagement conçu pour répondre à une problématique qui va au-delà des frontières angolaises. À Cunene, la mobilisation des ressources en eau vise à réduire les effets de la sécheresse sur les populations, mais également à soutenir l’agriculture et à préserver les activités d’élevage. Des impératifs qui résonnent particulièrement dans un contexte régional marqué par les bouleversements climatiques et la pression croissante sur les ressources naturelles.

Pour la RDC, l’intérêt est donc évident : s’inspirer des solutions mises en œuvre par son voisin pour développer, à son tour, des ouvrages susceptibles d’améliorer durablement la desserte en eau et de renforcer la capacité des communautés à faire face aux aléas climatiques.
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Ce déplacement à Luanda intervient quelques jours seulement après la conclusion des accords économiques entre la RDC et l’Angola. Il témoigne d’une volonté affichée par les deux capitales d’élargir progressivement leur coopération à des secteurs ayant un impact direct sur les conditions de vie des populations.

La gestion de l’eau, de l’agriculture, l’adaptation au changement climatique et les infrastructures sont perçus comme de nouveaux leviers d’un partenariat appelé à dépasser les seuls échanges économiques. La présence de Félix Tshisekedi à Cunene traduit la volonté de Kinshasa de capitaliser sur l’expérience de ses voisins et de rechercher, dans la coopération régionale, des réponses concrètes aux défis auxquels sont confrontées les populations congolaises.