L’après-Petković est officiellement lancé en Algérie. Actée le samedi 5 septembre au Centre technique de Sidi Moussa par le Bureau fédéral de la Fédération algérienne de football, la nomination de Brahim Hemdani concrétise un virage fort. À 48 ans, l’ancien milieu international accède au sommet du football national. Pour relever ce défi d’envergure, le nouveau sélectionneur s’entoure d’anciennes gloires : Antar Yahia comme adjoint et Moussa Saïb au poste de manager général. Un trio d’anciens cadres taillé pour imposer son autorité et ramener de la stabilité.

L’ascension méthodique d’un profil rodé

Ancien capitaine de l’OM — finaliste de l’ancienne Coupe UEFA 2004 — passé par Cannes, Strasbourg et les Rangers, Hemdani a construit sa légitimité sur et en dehors du terrain. Titulaire du brevet UEFA Pro et fort d’expériences en France, c’est avec les jeunes Fennecs qu’il a marqué les esprits.

Son fait d’armes ? Avoir mené les U21 algériens à la médaille d’or aux Jeux méditerranéens de Tarente, brisant un silence de 51 ans dans cette compétition. Un succès majeur qui a convaincu la fédération de lui remettre les clés de l’équipe première.

Reconquête et renouvellement

Le chantier s’annonce vaste après les échecs récents en 16ᵉˢ de finale du Mondial 2026 contre la Suisse et en quarts de la dernière CAN face au Nigeria. L’échéance prioritaire pointe déjà : lancer sur de bonnes bases la campagne de qualification pour la CAN 2027. Hemdani devra imposer une identité de jeu affirmée tout en intégrant progressivement la relève, qu’il connaît parfaitement depuis son passage chez les espoirs. Une feuille de route ambitieuse qui vise à réinstaller l’Algérie au sommet jusqu’à l’horizon 2030.