En août dernier, des stations électriques et des raffineries pétrolières ont été visées provoquant une coupure totale d’électricité et d’eau. Cela a également causé des files d’attente devant les stations d’essence. Un drone kamikaze d’origine inconnue a attaqué, samedi 5 septembre, la société pétrolière Breiga, près de l’aéroport de Tripoli, sans faire de dégâts, ce qui a relancé la polémique sur l’usage des drones dans le pays.

Dans leur communiqué, dimanche 6 septembre, les autorités libyennes ne précisent pas la nationalité des étrangers et ne révèlent pas l’identité des personnes qui seraient impliquées dans « ces actes de sabotage ».

« Vaste complot visant les ressources du peuple libyen »

Elles se limitent à affirmer qu’une « opération de sécurité et de renseignement du ministère de la Défense a permis l’arrestation de ces cinq personnes », qui seraient impliquées dans les attaques de drones contre des réservoirs pétroliers et la centrale électrique à Tripoli et à Zawiya.

Le communiqué dénonce un « vaste complot visant les ressources du peuple libyen ». Cette déclaration intervient alors que la population libyenne souffre toujours du manque d’électricité, d’eau et d’essence et exprime fortement sa colère. Selon plusieurs personnalités, des défenseurs des droits de l’homme, des juristes et des universitaires, ces déclarations visent plutôt à calmer les esprits.

La Commission libyenne des droits de l’homme s’est exprimée sur le sujet. Elle met en cause le gouvernement d’Union nationale : « Nous savons très bien qui a fait venir les experts militaires ukrainiens en Libye pour assurer la formation au pilotage des drones », a écrit sur sa page Facebook, Ahmad Hamza qui dirige l’Institut national des droits de l’homme en Libye (INDHLY).

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