La présentatrice égyptienne Sarah Khalifa a été condamnée à la peine de mort par le tribunal pénal du Caire, en Égypte. Onze autres personnes ont écopé de la même sentence dans ce dossier, portant à douze le nombre total de condamnés. L’information a été rapportée par le 20 Minutes.
Sarah Khalifa et les onze autres accusés ont été condamnés « à la peine de mort par pendaison, pour avoir formé une organisation criminelle spécialisée dans l’importation de substances utilisées dans la fabrication de drogues, en vue de les vendre », selon le journal al-Ahram. Les condamnés ont également été reconnus coupables de possession et détention illégales d’armes à feu et de munitions, précisent al-Ahram et d’autres médias gouvernementaux, dont Akhbar al-Youm.
Les autorités ont saisi plus de 750 kg de drogues et de matières premières servant à leur fabrication. Des outils et des machines ont par ailleurs été retrouvés dans deux appartements ayant servi de laboratoire, toujours selon al-Ahram.
Le verdict a été prononcé après que le tribunal a transmis le dossier au grand mufti pour recueillir son avis religieux, comme le prévoit la loi égyptienne. Les condamnés peuvent encore faire appel de la décision.
Âgée de 39 ans, Sarah Khalifa est également cheffe d’entreprise. Elle s’est fait connaître avec son émission Mission difficile, diffusée sur la chaîne privée al-Mehwar et consacrée aux affaires de sécurité et de criminalité. Elle a aussi présenté des émissions sur des plateformes en ligne et compte deux millions d’abonnés sur Instagram.
La présentatrice a par ailleurs été condamnée, dans une autre affaire, à cinq ans de prison pour implication dans une séquestration et une agression contre un jeune homme.
Les poursuites dans l’affaire de trafic de drogue avaient débuté en 2025 et visaient initialement 28 personnes, dont Sarah Khalifa et son frère.
L’Égypte applique la peine de mort pour plusieurs crimes, notamment le meurtre avec préméditation, le terrorisme, certains viols et le trafic de drogue. Selon la Commission égyptienne pour les droits et les libertés, une organisation non gouvernementale, 541 condamnations à mort ont été prononcées dans le pays en 2025.