Plusieurs dirigeants et responsables africains sont attendus à Paris les 9 et 10 septembre 2026 à l’occasion d’un sommet consacré au secteur spatial, selon Africa Intelligence. La rencontre réunira chefs d’État, membres de gouvernements, responsables d’agences spatiales et représentants de plusieurs puissances actives dans ce domaine.
Parmi les dirigeants annoncés figurent notamment le président rwandais Paul Kagame et le président congolais Denis Sassou-Nguesso. Des délégations représentant notamment le Maroc, l’Égypte et la Côte d’Ivoire doivent également participer aux travaux, aux côtés d’acteurs internationaux comme l’Inde.
Plusieurs responsables africains du secteur spatial sont également attendus, dont Gaspard Twagirayezu, pour le Rwanda, et Tidiane Ouattara, représentant de la Côte d’Ivoire et président de l’Agence spatiale africaine (AfSA), dont le siège se trouve au Caire.
L’AfSA ambitionne de renforcer la coordination entre les États membres de l’Union africaine dans le domaine spatial. L’un des principaux sujets abordés à Paris devrait porter sur l’accélération du développement des applications spatiales en Afrique, notamment dans la télédétection, l’observation de la Terre et l’exploitation des données satellitaires.
Pour le continent, l’enjeu consiste notamment à développer ses propres capacités de traitement et d’utilisation des données fournies par ses partenaires, parmi lesquels figurent l’Agence spatiale européenne (ESA) et le Centre national d’études spatiales français (CNES). Ces données peuvent être utilisées dans de nombreux domaines, allant de l’agriculture et de la gestion des ressources naturelles à la surveillance territoriale et aux applications de défense.
Dans cette dynamique, l’Agence spatiale africaine cherche à devenir un centre de coordination continental, capable de rapprocher les politiques nationales et de favoriser la mutualisation des infrastructures, des données et des compétences.
Le secteur spatial africain connaît parallèlement une croissance rapide. Selon Africa Intelligence, le marché spatial du continent devrait dépasser 22 milliards de dollars en 2026.
L’Afrique compte désormais plus d’une vingtaine d’agences spatiales nationales. Parmi les principales structures figurent celles d’Afrique du Sud, d’Égypte, du Nigeria et d’Algérie, ainsi que le Centre Royal de Télédétection Spatiale (CRTS) du Maroc, qui positionne le Royaume parmi les acteurs établis du spatial sur le continent.