D’après La Tribune, Dassault Aviation
s’est vu adresser par l’Egypte, 1er septembre 2026, une demande
officielle concernant plusieurs nouveaux avions destinés au combat.
Cette formalité intervient avant une éventuelle vente, sans engager
pour autant les autorités égyptiennes. Pourtant, ce pays fut le
premier à acheter un Rafale hors du marché français dès 2015.
Acheter 24 Rafale supplémentaires porterait son parc à 78
exemplaires, davantage que chez n’importe quel autre client
étranger. À ce stade, aucune signature ne transforme pourtant cette
démarche en accord définitif.

Les 24 Rafale supplémentaires restent au stade des
discussions

Ce contrat potentiel passe d’abord par une étape appelée RFP en
anglais, signifiant request for proposal.
Dassault Aviation
doit alors remettre des éléments techniques
avec leur prix. Ensuite, les autorités peuvent librement accepter
l’offre, la refuser ou arrêter simplement les échanges. Interrogé
également par l’agence Agefi-Dow Jones, l’avionneur n’a fourni
aucun commentaire. À ce jour, prix et échéancier restent donc
inconnus.

Les autorités égyptiennes connaissent toutefois bien ce
processus commercial. Février 2015 avait marqué l’achat initial
portant sur 24
Rafale
, facturés environ 5 milliards d’euros au total. Puis, en
mai 2021, environ trente avions supplémentaires ont rejoint le
carnet égyptien avec l’appui d’un prêt garanti par la France. Une
fois cette deuxième série reçue, l’armée comptera 54 chasseurs
d’ici la fin d’année.


militaires
du pays. Son armée de l’air utilise toujours plus de
200 F-16 américains. Au total, 129 exemplaires sont sortis d’usine
entre 1982 et 1995. Un renouvellement complet exigerait donc des
volumes très supérieurs aux deux douzaines actuellement envisagées.
Pareille acquisition française ne couvrirait donc qu’une faible
part des besoins actuels.

Plusieurs concurrents surveillent désormais ce renouvellement.
Pékin cherche à vendre son J-10C aux autorités du Caire. Moscou
avait aussi présenté le Su-57E, offre finalement rejetée par les
Egyptiens. Répartir les achats entre différents fournisseurs limite
en effet la dépendance vis-à-vis des Etats-Unis. Une telle
stratégie existe depuis longtemps, puisque
l’Egypte
possède depuis longtemps des équipements russes et
chinois sans abandonner le matériel occidental.

Paris et les autorités égyptiennes qualifient depuis moins de
deux ans leur relation comme un partenariat stratégique. Une
troisième vente ferait passer l’Egypte devant l’Inde et les Emirats
arabes unis parmi les clients étrangers du Rafale. Cependant, son
aboutissement demeure incertain. En 2017, une option concernant
douze avions avait échoué après que Bercy a refusé d’autoriser
l’opération.

Dassault Aviation doit produire pour
plusieurs pays à la fois

Cette opération arriverait chez Dassault Aviation alors que ses
usines servent actuellement plusieurs pays. Inde, Indonésie,
Serbie, Croatie et armée française attendent simultanément leurs
appareils. L’entreprise vise une cadence à quatre Rafale chaque
mois en 2028-2029, contre un rythme aujourd’hui nettement plus
faible. Par ailleurs, jamais son carnet de commandes n’avait
atteint un volume pareil.

Autre question sans réponse, le standard prévu pour ces futurs
avions. Les exemplaires égyptiens actuels répondent au standard
F3R, tandis que Dassault Aviation travaille maintenant aux
standards F4 puis F5. Du 8 au 10 septembre 2026, Le Caire
accueillera le salon aéronautique d’El Alamein. Su-57E russe y est
annoncé afin d’assurer sa démonstration en vol.