La présentatrice de télévision égyptienne Sarah Khalifa a été condamnée en septembre à la peine de mort par pendaison avec onze autres personnes, pour trafic et fabrication de stupéfiants, selon des médias égyptiens.
En Égypte, une affaire de trafic de drogue d’une ampleur considérable a récemment fait la une des journaux. Vingt-huit personnes sont actuellement poursuivies pour leur implication présumée dans cette affaire, dont la présentatrice Sarah Khalifa. Ces arrestations ont conduit à la saisie de plus de 750 kilos de drogues et de matières premières, ainsi que des équipements utilisés pour leur fabrication, comme rapporté par le journal égyptien Al-Ahram.
« Le tribunal pénal du Caire a condamné la productrice Sarah Khalifa et 11 autres accusés à la peine de mort par pendaison, pour avoir formé une organisation criminelle spécialisée dans l’importation de substances utilisées dans la fabrication de drogues, en vue de les vendre », peut-on lire dans l’article du journal.
Possibilité de faire appel
Ils ont également été condamnés pour « possession et détention illégales d’armes à feu et de munitions », selon cette source et plusieurs autres médias gouvernementaux. Parmi les personnes impliquées, Sara Khalifa, une célèbre présentatrice, également cheffe d’entreprise. Elle est connue pour son émission « Mission difficile » sur la chaîne privée al-Mehwar, consacrée aux affaires de sécurité et de criminalité.
Elle a également présenté des émissions sur des plateformes en ligne et compte plus de deux millions d’abonnés sur Instagram. Sara Khalifa a fermement nié toutes les accusations portées contre elle. Bien que la condamnation ne soit pas encore définitive, les accusés ont la possibilité de faire appel, ce qui laisse la porte ouverte à de nouveaux développements dans cette affaire. Le dossier judiciaire intervient dans un climat de hausse des condamnations à mort en Égypte.
La peine capitale est prévue pour certains crimes graves, tels que le meurtre avec préméditation, le terrorisme, certains cas de viols, et, comme dans ce cas, le trafic de drogue. Le grand mufti d’Égypte a déjà été sollicité, conformément à la procédure en vigueur, pour donner son avis sur cette affaire.
Selon l’ONG Amnesty International, l’année 2025 a vu au moins 492 condamnations à mort prononcées en Égypte, marquant une augmentation de 35 % par rapport à l’année précédente. Cette statistique met en lumière une tendance préoccupante dans le pays, où la peine de mort est de plus en plus utilisée comme réponse aux crimes graves, selon l’ONG.