Ils sont nombreux à ne pas être revenus, affirme The Washington Post, qui a enquêté sur ces centaines de Kényans recrutés par l’armée russe pour servir sur le front ukrainien. D’après le quotidien américain, ces Kényans ont pour la plupart déclarés avoir été “dupés”, attirés en Russie au prétexte d’emplois civils ou de postes de sécurité “sûrs”, avant de se voir remettre une arme sur place et d’être envoyés au combat.
Ces jeunes Africains, souvent au chômage, sont tous attirés par de vagues promesses d’emploi. De son côté, la Russie trouve en Afrique un contingent de recrues qui vont alimenter un front russo-ukrainien sur lequel Moscou cherche à consolider son avantage militaire sans envoyer davantage de ses soldats au combat.
Si les chiffres sont difficiles à évaluer, le ministre des Affaires étrangères ukrainien indiquait en novembre dernier avoir identifié 1 436 citoyens originaires de 36 pays africains combattant pour la Russie. De son côté, Moscou n’a fait aucun commentaire.
Plus d’une douzaine d’hommes africains ont été tués en octobre dans la région de Koupiansk, dans l’est de l’Ukraine, indique le porte-parole de l’armée ukrainienne. Parmi les victimes figurait un Kényan, dont la famille a confirmé qu’il était parti pour la Russie en septembre et qu’elle n’avait plus jam