Le Royaume-Uni mobilise 655 millions de livres sterling, soit environ 762,2 millions d’euros, pour financer quatre projets d’infrastructures en Angola. L’enveloppe, apportée par UK Export Finance (UKEF), l’agence britannique de crédit à l’exportation, couvre un nouvel aéroport, une route, ainsi que deux projets électriques.
L’opération, annoncée le mardi 8 septembre, doit également générer 167 millions de livres de contrats pour des entreprises britanniques.
De l’aéroport de Cabinda au renforcement du réseau électrique
La plus importante part du financement, 432 millions d’eurs (371 millions de livres), est destinée à la conception et à la construction du nouvel aéroport international de Cabinda, qui doit traiter 700 passagers sur les vols intérieurs et 500 passagers sur les vols internationaux en heure de pointe. Réalisé par le groupe Innovo, le projet doit soutenir 830 emplois locaux pendant les travaux. Environ 90 fournisseurs britanniques doivent intervenir comme sous-traitants dans sa réalisation.
À Luanda, 85 millions d’euros (73 millions de livres) financeront la réhabilitation de la route Camama-Viana. Réalisé par le groupe MCA, le chantier comprend des réseaux d’évacuation des eaux pluviales, la construction de la base de la chaussée et des travaux de macro-drainage. Il doit contribuer à réduire la congestion routière dans la province et figure parmi les priorités nationales angolaises en matière d’infrastructures. Standard Chartered intervient comme banque agente pour ce projet et pour celui de l’aéroport de Cabinda.
Le secteur électrique concentre les 245 millions d’euros (211 millions de livres) restantes. Dans la province de l’Uíge, 108 millions d’euros (93 millions de livres) financeront la construction de lignes de transport, de sous-stations et d’infrastructures associées. Réalisé par l’entreprise espagnole Elecnor, le projet doit permettre 5 000 raccordements domestiques et l’installation d’un éclairage public. Il doit également réduire la dépendance aux groupes électrogènes diesel et améliorer la fiabilité de l’approvisionnement électrique dans la province.
Les 118 millions de livres restantes sont destinées à une ligne de transport à haute tension entre Belém do Dango, dans la province de Huambo, et Lomaum, dans celle de Benguela. Également construite par Elecnor, elle doit étendre le réseau électrique national, renforcer le transport d’électricité et faciliter la distribution d’énergie renouvelable.
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Une implication britannique qui s’inscrit dans la durée
Cette opération prolonge l’engagement de l’UKEF en Angola, amorcé en 2018. Depuis cette date, l’agence indique avoir fourni plus de 2 milliards de livres de soutien cumulé à des projets dans la santé, l’électricité, l’eau, l’agriculture et les infrastructures de transport. Ces opérations ont notamment bénéficié aux entreprises britanniques de la construction, de l’ingénierie et de la fabrication.
L’électricité figurait déjà parmi les secteurs soutenus. En 2019, l’UKEF avait annoncé environ 87,3 millions d’euros pour un projet porté par l’entreprise écossaise IQA dans la province de Kwanza Norte. Présenté comme l’un des premiers projets soutenus par l’agence en Angola, il prévoyait la construction de cinq lignes de transmission et la modernisation de plusieurs sous-stations, avec pour objectif d’améliorer l’approvisionnement électrique et de desservir 7 000 foyers supplémentaires. IQA avait auparavant modernisé deux sous-stations à Viana et Gabela avec le soutien de l’UKEF.
Avec les quatre nouveaux projets, l’agence prolonge donc en Angola une intervention qui combine financement d’infrastructures et soutien aux exportateurs britanniques. Les secteurs concernés vont désormais des transports à la transmission et à la distribution d’électricité, avec des projets répartis entre plusieurs provinces du pays.
Cette opération s’inscrit enfin dans l’objectif de l’UKEF de porter à 10 milliards de livres ses financements dans les pays à revenu faible et intermédiaire d’ici 2029, notamment pour les infrastructures durables, la croissance propre et le développement économique.