avec notre correspondant à Séoul, Celio Fioretti
Développer les économies africaines à l’heure de l’IA, c’est tout l’enjeu de cette rencontre à Séoul. La Corée du Sud, l’un des champions mondial des hautes technologie souhaite apporter son savoir-faire en la matière aux continent africain, comme l’explique la Première ministre sud-coréenne Han Seongsook, lors de la cérémonie douverture de la conférence.
« Si nous partageons cette expérience avec l’Afrique, et si la technologie d’IA et les capacités numériques de la Corée se combinent avec le riche potentiel de croissance du continent, cela deviendra une force puissante pour accélérer ensemble la grande transition numérique de l’Afrique et pour porter un essor remarquable ».
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Sidi Ould Tah, président de la Banque africaine de développement, lui succède sur la scène et met en avant les potentielles retombées économiques de l’intégration de l’IA aux économies africaines.
« L’opportunité que représente l’IA pour l’Afrique est immense. Selon les analyses du Groupe de la Banque africaine de développement, l’intelligence artificielle pourrait contribuer à hauteur d’un billion de dollars américains au PIB de l’Afrique d’ici 2035, soit environ 4 % de nos économies au cours de la prochaine décennie, à condition que les investissements nécessaires soient réalisés. »
Une intégration de l’IA dans des domaines clés comme la santé, l’éducation ou l’agriculture sera discutée au cours de cette semaine pendant laquelle les rencontres ministérielles vont se multiplier.
Des partenariats pour le développement de l’IA sur le continent africain
Certains pays sont venus à Séoul avec des attentes importantes pour l’avenir de leurs économies. C’est le cas de Marc Abeghe, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie du Gabon : « Le Gabon tient à sa souveraineté numérique à travers le développement des data center, des infrastructure d’hébergement des données numériques, ensuite nous voulons utiliser l’IA dans le cadre de la productivté, digitaliser, moderniser le secteur agricole mais aussi sanitaire ».
Et pour cela quoi de mieux que d’apprendre des meilleurs, explique Ousmane Fall, directeur par intérim de la Banque Africaine de Développement : « Comme vous le savez aujourd’hui la Corée représente l’un des leaders mondial dans le secteur de l’IA et au delà de ça ils ont quand même une expérience averée dans la transformation digitale à grande échelle et c’est tout ce dont l’Afrique a besoin pour développer ses capacité en matière d’intelligence artificielle ».
Pour répondre à ces attentes, les pays africains invités et la Corée du Sud vont signer une série de partenariat pour accroître les investissement pour le développement de l’IA sur le continent africain.