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Lors de l’ouverture, vendredi, d’une séance de dialogue avec le ministre de l’Équipement, le président du Conseil national des régions et des districts, Imed Derbali, a estimé que le débat autour du dossier des infrastructures en Tunisie met en évidence les grandes difficultés vécues par les citoyens dans l’ensemble des régions, ainsi que la dégradation de plusieurs équipements et services.
Selon lui, cette situation reflète la nature de politiques de développement antérieures qui n’ont pas pris en compte les spécificités des régions et leurs besoins, creusant des fractures de développement et renforçant le sentiment de marginalisation.
Corruption et influence des réseaux économiques
Imed Derbali a également pointé du doigt l’ampleur de la corruption ayant touché le secteur, considérant qu’elle en a fait une porte d’entrée à une influence accrue de cartels et d’une oligarchie financière, selon ses termes.
Le plan 2026-2030 comme “alternative” à l’hyper-centralisation
Le président du Conseil a mis en avant l’importance du plan de développement 2026-2030, qu’il présente comme un projet alternatif rompant avec l’hyper-centralisation et avec des pratiques qu’il a qualifiées de manipulation des intérêts du peuple. Il a souligné que ce plan vise à consacrer la volonté populaire dans la construction de la décision de développement.
Une approche participative fondée sur la justice territoriale
D’après Imed Derbali, ce plan doit permettre de répondre aux besoins urgents et pressants des citoyens, à travers une approche participative fondée sur la justice et l’équité territoriale, en redonnant de la valeur à chaque région du pays et en garantissant un accès égal aux services et équipements publics.
Infrastructures : une responsabilité collective et un pilier de l’État social
Imed Derbali a affirmé que la relance du secteur des infrastructures constitue une responsabilité collective, et un pilier pour bâtir un État social et réaliser un développement durable.
Il a insisté sur le fait qu’il n’est pas possible de parler de développement sans :
des routes et des infrastructures de transport modernes
un logement digne
des écoles et des structures de santé accessibles
des zones industrielles et commerciales intégrées
des réseaux d’eau et d’électricité sécurisés
Selon lui, cet ensemble forme un système cohérent faisant des infrastructures un levier d’amélioration de la qualité de vie, de renforcement de l’attractivité de l’investissement et de consolidation de l’intégration entre les régions.
Engagement à défendre les régions et orienter les politiques publiques
Enfin, le président du Conseil national des régions et des districts a réaffirmé son engagement à contribuer activement à la réussite du plan de développement 2026-2030, à participer à l’élaboration et à l’orientation des politiques publiques, et à défendre les intérêts des régions et des citoyens, afin de concrétiser la justice territoriale dans les projets d’infrastructure, renforcer la confiance dans les institutions et consolider le sentiment d’appartenance nationale.
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