Invité sur le plateau de BFMTV, jeudi 17 septembre, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, pose ses conditions pour un contre-budget pour 2027. Selon lui, un texte qui «pénaliserait la France qui travaille» ou «la France qui a travaillé» sans s’attaquer aux dépenses qu’il considère comme des gaspillages serait «extrêmement injuste». Parmi les économies qu’il réclame, il cite les prestations sociales versées aux étrangers, qu’il chiffre à 20 milliards d’euros par an, ainsi que la contribution française au budget de l’Union européenne, dont il affirme qu’elle a augmenté de 50 %.

Le délai de carence envisagé pour certaines allocations versées aux étrangers ne le convainc d’ailleurs pas. D’après les éléments dont il disposait au moment de l’interview, celui-ci serait de trois mois. Jordan Bardella défend en fait une mesure bien plus large : réserver aux ressortissants français la solidarité nationale, et les prestations sociales, notamment les allocations familiales. Le dirigeant du RN annonce parallèlement qu’il présentera avec Marine Le Pen un contre-budget et une trajectoire budgétaire sur cinq ans.

Pas d’économies «sur le dos de la France du travail»

Autre ligne rouge, faire contribuer davantage les actifs et les retraités avant d’avoir réduit les dépenses de l’État. Jordan Bardella s’oppose notamment à une économie de six milliards d’euros sur les pensions. Il affirme pouvoir retrouver cette somme en diminuant d’autant la contribution française au budget de l’Union européenne.

«Pas d’économie sur le dos de la France du travail, pas de mesures injustes», résume-t-il. Le RN entend aussi chercher des économies dans les agences et opérateurs publics, la lutte contre la fraude ou encore le train de vie de l’État. Jordan Bardella chiffre à 125 milliards d’euros l’effort d’assainissement des finances publiques qu’il souhaiterait engager et promet d’en détailler les mesures dans son contre-budget.