
Le futsal camerounais a vécu une soirée cauchemardesque à Yaoundé. Battus 0-12 par l’Angola mardi 3 février 2026 au Palais polyvalent des Sports, les Lions ont sombré lors du dernier tour qualificatif pour la CAN Maroc 2026. Devant un public médusé, l’écart de niveau a sauté aux yeux dès les premières minutes. « Domination totale », reconnaissent plusieurs observateurs. Comment une équipe nationale peut-elle encaisser une telle correction à domicile ?
Une défaite historique qui interroge le futsal camerounais
Dès le coup d’envoi à Yaoundé, les Palancas Negras ont imposé leur rythme. Pressing haut, transitions rapides et efficacité clinique ont rapidement étouffé les ambitions camerounaises. Sous la direction de Louis René Épée, les Lions ont tenté de résister mais la différence tactique était trop visible. À la pause, l’écart était déjà conséquent, transformant la seconde période en un long calvaire pour la défense locale.
Au-delà du score, cette lourde défaite met en lumière un déficit de préparation criant. Qualifiée au tour précédent sur tapis vert après le forfait du Soudan du Sud, la sélection camerounaise est arrivée sans véritable confrontation de haut niveau. Des spécialistes du football en salle à Yaoundé évoquent un manque d’expérience collective et d’organisation face à une Angola habituée aux grandes compétitions africaines.
Le match retour prévu le 7 février à Luanda s’annonce désormais comme une mission quasi impossible. Avec douze buts de retard, la qualification pour la CAN Maroc 2026 relève de l’exploit. Cette humiliation relance surtout le débat sur l’investissement dans les disciplines de salle au Cameroun, où les structures restent encore fragiles malgré le potentiel des joueurs.