Différents groupes dénonçant l’immigration illégale ont fixé au mercredi 30 septembre la date butoir pour le départ de tous les étrangers en situation irrégulière. Une journée qui s’ajoute à une vague de violences xénophobes meurtrières qui déferle sur le pays depuis le printemps.
En langue zoulou, «Abahambe» signifie «ils doivent partir». Un mot devenu un slogan scandé dans les rues des grandes villes d’Afrique du Sud ces derniers mois lors des manifestations contre l’immigration clandestine, notamment lancées par le mouvement «March and March». Mouvement qui a pris sur lui de fixer au 30 septembre une date butoir pour exiger le départ de tous les étrangers présents sur le territoire sud-africain en situation irrégulière.
«Le 30 septembre 2026 sera une journée d’action», affirme le groupe dans un communiqué. «Nous appelons tous les hommes sud-africains à descendre dans les rues à travers le pays, à parler d’une seule voix et à reprendre le contrôle de notre pays, aux mains des criminels.» Et d’annoncer des manifestations à Pretoria, Johannesburg, Durban, Le Cap et dans l’intégralité des provinces qui composent le pays. «Nous remercions tous les Sud-Africains qui ont continué à se battre sans relâche pour leur pays, même face aux insultes», poursuit le communiqué. «Nous devons nous souvenir des paroles d’Isaïe 1, verset 7 : “Votre pays est dévasté, vos villes sont consumées par le feu, vos champs sont pillés sous vos yeux par des étrangers, dévastés comme s’ils avaient été conquis par des étrangers.”» Et de conclure : «Que tous les hommes se lèvent et défendent l’Afrique du Sud ! C’est maintenant ou jamais.»
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