Nous sommes le mercredi 4 février. Vous écoutez bien RFI.

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Diane Berger.

L’attaque semble avoir été menée par un commando bien entraîné. Saïf al-Islam Kadhafi, l’un des fils de Mouammar Kadhafi, a été tué hier, en Libye, à son domicile. Nous ferons le point sur ce que l’on sait de l’enquête avec Houda Ibrahim.

700 membres de l’ICE – la police de l’immigration – vont quitter Minneapolis, aux États-Unis. Pas de quoi rassurer l’ONG Human Rights Watch. Elle dénonce les pratiques de plus en plus autoritaires de la Maison Blanche.

Et puis la République démocratique du Congo veut présenter un candidat pour la présidence de l’OIF, l’Organisation internationale de la Francophonie. Elle est dirigée, en ce moment, par une Rwandaise, Louise Mushikiwabo. Et ça ne plaît pas du tout à Kinshasa.

La Russie appelle à une enquête approfondie après la mort de Saïf al-Islam Kadhafi, le deuxième fils de Mouammar Kadhafi, tué hier, mardi, en Libye. Pendant longtemps, il a été vu comme le successeur potentiel de son père – celui qui allait reprendre le pouvoir après lui. Mais c’était avant la chute du régime, en 2011. Malgré cela, il est resté actif, présent dans la vie politique de son pays. Sa mort pourrait, donc, perturber l’avenir de la Libye. Ce que l’on sait de son assassinat avec Houda Ibrahim.

Selon le bureau du procureur, les médecins et experts qui ont examiné la dépouille de Saïf al-Islam ont établi que « la victime avait été mortellement atteinte par balles », sans plus de précisions. Le communiqué rajoute qu’une procédure pénale pour tenter d’identifier et de retrouver les suspects a été engagée. Il ne donne pas plus d’explications sur l’état du corps ou sur le nombre de balles qui l’ont atteint. Hier, son conseiller politique a précisé que les attaquants, qui étaient quatre, ont brouillé la communication autour de sa résidence, ont débranché les caméras autour et à l’intérieur de la maison, et ont sauté la clôture du jardin où il se trouvait lors de l’assassinat. Saïf al-Islam aurait échangé des tirs avec les assaillants. La manière professionnelle dont cet assassinat a été effectué laisse entendre qu’il s’agit d’un commando bien entraîné pour ce genre d’opération.

Houda Ibrahim. J’ajoute que le chef du conseil présidentiel libyen, Mohamed Menfi, appelle à rester calme et à attendre les résultats de l’enquête.

700 agents de la police de l’immigration vont quitter Minneapolis. Tom Homan, le responsable de la politique migratoire de la Maison Blanche, l’a annoncé, ce mercredi, après plusieurs longues semaines de tensions. La police a tué deux citoyens américains depuis le début du mois de janvier, Renee Good et Alex Pretti, alors [que ce dernier] s’opposait aux arrestations de migrants. Moins d’agents sur place, mais les opérations vont continuer malgré les polémiques. Tom Homan dit qu’il restera lui-même sur place « tant que tout ne sera pas terminé ».

Ces opérations, elles inquiètent beaucoup l’opposition américaine, mais pas seulement. L’ONG Human Rights Watch publie un rapport sur la situation aux États-Unis, aujourd’hui. Elle y dénonce le pouvoir de plus en plus autoritaire dans le pays. Depuis le retour du président Donald Trump à la Maison Blanche, les droits de l’homme sont en danger, explique Bénédicte Jeannerod, directrice de Human Rights Watch France.

« L’administration Trump s’en est pris à l’indépendance de la justice. Il a abusé de ses pouvoirs pour intimider des adversaires politiques, des médias, des cabinets de juristes, des universités, la société civile. Et tout ça s’est aussi traduit par des politiques extrêmement abusives – comme on a pu le voir –, notamment en direction des personnes migrantes aux États-Unis, à travers des raids de police, des arrestations massives, l’expulsion d’un grand nombre d’immigrés vers des pays tiers. Donc, vraiment, à la fois une politique, un discours affiché qui s’en prend aux droits et des pratiques politiques extrêmement inquiétantes en direction de pans entiers de la société américaine. »

Bénédicte Jeannerod, directrice de Human Rights Watch France.

« Si les Iraniens veulent nous rencontrer, nous sommes prêts. » C’est le message, à l’instant, de Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, qui redit, aussi, que toute discussion avec Téhéran devra porter sur le programme nucléaire et les missiles iraniens. Avec ce message, il donne l’impression qu’aucune date n’a été fixée pour une rencontre. Mais, un peu plus tôt ce mercredi, les médias iraniens ont annoncé, eux, des discussions à Oman, vendredi, avec les Américains. D’après leurs informations, ce sont des négociations indirectes – avec, donc, un intermédiaire – sur la question nucléaire et la levée des sanctions contre Téhéran.

De nouvelles frappes israéliennes à Gaza, malgré le cessez-le-feu. L’armée de l’État hébreu a tué 21 personnes et fait 38 blessés, ce mercredi. D’après Israël, c’est en réponse à des tirs qui ont blessé grièvement un officier israélien dans le nord du territoire palestinien.

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Le budget de la France a tout juste été adopté et le Premier ministre travaille déjà sur la suite : un remaniement du gouvernement, des textes qu’il souhaite défendre et faire adopter. Sébastien Lecornu donne l’impression de vouloir rester à son poste jusqu’en 2027, Charlotte Urien-Tomaka.

C’est par la voix de la porte-parole du gouvernement que le Premier ministre a fait savoir qu’il s’adressera aux Français. Maud Bregeon.

« Il y a ce qui peut attendre 2027 et il y a les urgences. Et le Premier ministre aura, sur ce sujet, l’occasion de s’exprimer, dimanche, dans la presse quotidienne régionale pour revenir sur tous ces chantiers qui attendent le gouvernement. »

Une prise de parole pour détailler ces priorités, mais aussi une façon de faire passer un message. Il compte rester à Matignon et est au travail. Sur la rumeur d’ajustement ministériel qui circule, la porte-parole confirme, mais sans détailler.

« Je n’ai pas d’information à vous donner sur la date ni sur la composition de cet ajustement gouvernemental, pour reprendre le terme consacré. Concernant l’implication des membres du gouvernement dans les élections municipales, le Premier ministre a eu l’occasion de s’exprimer sur le sujet. Il encourage les membres du gouvernement, il soutient les membres du gouvernement qui se présenteront devant les Français. »

Il s’agit, avant tout, de pallier le départ de Rachida Dati, candidate pour les municipales à Paris. La ministre chargée de l’autonomie et des personnes handicapées, Charlotte Parmentier-Lecocq, a, également, fait part de sa volonté de quitter le gouvernement pour retrouver son poste de députée. Sébastien Lecornu souhaite embarquer sa nouvelle équipe ministérielle dans une nouvelle séquence, après des mois d’enlisement sur le budget.

Toujours en France, une affaire d’espionnage au profit de la Chine. La justice annonce, en effet, l’arrestation de quatre personnes en Gironde, dans le sud-ouest du pays, dont deux ressortissants chinois. Ils sont suspectés d’avoir récupéré de nombreuses données importantes, notamment concernant l’armée.

En Italie, c’est la Russie qui représente une menace à l’approche des Jeux olympiques d’hiver. Les autorités annoncent, en effet, avoir déjoué plusieurs cyberattaques. Antonio Tajani, le ministre italien des Affaires étrangères, dit qu’il s’agit d’« actions d’origine russe », certaines liées à la compétition sportive, qui commence dans deux jours à Milan et Cortina.

Les tensions entre la République démocratique du Congo et le Rwanda ont des répercussions, c’est-à-dire des conséquences, sur l’OIF, l’Organisation internationale de la Francophonie. Elle est dirigée, en ce moment, par la Rwandaise Louise Mushikiwabo. Elle est candidate pour un troisième mandat à la tête de cette institution. Mais l’idée ne plaît pas du tout à Kinshasa. Alors, à l’approche du prochain sommet de l’OIF – il est prévu à la fin de l’année, au Cambodge –, la République démocratique du Congo annonce présenter son propre candidat. Le sujet a été abordé par la ministre française de la Francophonie, Éléonore Caroit, lors de sa visite à Kinshasa. On l’écoute.

« La France est ouverte à l’examen de toutes les candidatures qui se présenteront et, donc, nous serons extrêmement attentifs pas seulement à l’origine de nationalité des différents candidats, mais à leurs compétences, à leurs capacités. Et il n’y a pas encore, à ma connaissance, de nom officiel qui ait été donné de cette candidature qui serait soutenue par la RDC. En revanche, le message que j’ai pu porter au ministre de la Francophonie, c’est qu’il est très important qu’un pays francophone qui a le nombre le plus important de locuteurs francophones soit présent et actif dans les instances de l’OIF et dans la francophonie en général. »

Éléonore Caroit, la ministre française de la Francophonie, qui ne prend, donc, pas position sur le fond du dossier, mais elle est contente de voir la République démocratique du Congo active concernant l’OIF.

C’est la fin de ce Journal en français facile. Vous pouvez le retrouver sur notre site dédié : francaisfacile.rfi.fr.

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