L’atelier a réuni une cinquantaine de participants issus de diverses structures. (Ph: Dr)
Le Bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique a organisé récemment, un atelier au Plateau.
Plusieurs experts nationaux et internationaux ont pris part, récemment, au Plateau, à un atelier sur la promotion de l’Economie bleue en Côte d’Ivoire. Il s’agit de l’atelier de lancement et de consultation pour la domestication de la Boîte à outils d’évaluation de l’Economie bleue (Bevtk) de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Cea).
Une initiative du Bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Cea, en collaboration avec le ministère des Ressources animales et halieutiques. L’objectif était d’échanger avec les parties prenantes nationales, afin de les impliquer dans l’appropriation et la co-construction des outils d’évaluation de l’Economie bleue nationale.
La cérémonie d’ouverture de l’atelier a été présidée par le ministre des Ressources animales et halieutique, Sidi Tiémoko Touré. Il s‘est réjoui de la tenue de cette rencontre qui devrait permettre à la Côte d’Ivoire, de mieux évaluer la contribution de l’Economie bleue au tissu économique, social et environnemental du pays.
En effet, dira-t-il, l’absence de données désagrégées et d’un cadre d’évaluation systématique limite la capacité du gouvernement à inscrire l’Economie bleue dans les priorités budgétaires, ainsi que les stratégies d’investissement et les politiques sectorielles.
« Autrement dit, on ne pilote bien que ce que l’on mesure. Sans données fiables, harmonisées et régulièrement actualisées, nos décisions publiques restent approximatives, nos investissements, insuffisamment orientés, et notre capacité à mobiliser des ressources, aussi bien nationales qu’internationales, demeure en deçà de notre potentiel », a-t-il soutenu.
Ajoutant que c’est, précisément, à ce défi que répond la Boîte à Outils d’Evaluation de l’Economie bleue. « Développée par la Cea, la Bevtk est un instrument d’analyse qui permet d’estimer la contribution économique, sociale et écologique des activités et des écosystèmes aquatiques, en s’appuyant sur des sources reconnues », a-t-il poursuivi.
Pour sa part, la directrice de la Cea/Bsr-Ao, Mme Ngoné Diop, a souligné que l’intervention de son organisme portera principalement sur la contextualisation de son outil d’évaluation de l’Economie bleue.
« S’appuyant sur des sources de données nationales et internationales reconnues, notamment, les comptes nationaux et les données du système de comptabilité environnementale et économique, la boîte à outils a déjà été adaptée avec succès au contexte national de plusieurs pays dont le Cameroun, Djibouti, Madagascar, le Rwanda, les Seychelles, la Somalie, la Tanzanie », a-t-elle indiqué.
Dans chacun de ces pays, confie-t-elle, cet outil a contribué à informer le processus de planification nationale et de prise de décision.