C’est un site web qui risque bientôt de déchaîner les passions. Son adresse: Freedom.gov. «Freedom», comme «liberté», et la petite extension «.gov» qui indique qu’il s’agit d’un site officiel des autorités américaines. Pour l’heure, il n’y a qu’une page d’accueil à consulter, avec ce texte de présentation: «L’information, c’est le pouvoir. Réclamez votre droit humain à la liberté d’expression. Préparez-vous.»

Il faut se préparer à quelque chose de très spécial. Comme le révélait récemment Reuters, les Etats-Unis prévoient d’afficher sur ce portail des contenus soi-disant censurés en Europe et ailleurs. Washington voudrait ainsi montrer sur ce site tout ce qui est caché, comme des discours haineux présumés et de la propagande terroriste. Freedom.gov s’inscrirait alors comme une nouvelle charge des Etats-Unis contre la régulation européenne des plateformes. Depuis des mois, Bruxelles tente d’interdire des contenus problématiques, tels des appels à la haine ou de la désinformation manifeste.