DÉCRYPTAGE – À la veille du Mondial de l’automobile, Paris et Berlin n’ont pas réussi à accorder leur vision. Pourtant, le temps presse, la part de marché des marques chinoises étant déjà proche de 12 % en Europe.
Lundi, Emmanuel Macron fera son dernier tour de piste au Mondial de l’automobile. En déambulant parmi les stands de Valeo, Renault, Stellantis et consorts, il montrera une nouvelle fois qu’il « adore la bagnole ». Mais pour son dernier Salon de l’automobile en tant que président de la République, beaucoup espéraient qu’il prendrait la parole en compagnie du chancelier Merz pour une annonce commune. Las, le couple franco-allemand n’a toujours pas accordé ses violons sur un compromis politique concernant l’automobile qui permettrait à la filière industrielle européenne de ne pas tomber dans une course éperdue, et mortifère, à la baisse des coûts face aux constructeurs chinois.
D’après le journal allemand Handelsblatt, des discussions seraient en cours entre Berlin et Paris. L’Allemagne réclamerait 10 % de plus de « flexibilités » dans la politique européenne de réduction des émissions de CO2 d’ici à 2035, sachant que Bruxelles a déjà proposé il y a un an d’adoucir la trajectoire
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