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Après l’annonce du président Abdelmadjid Tebboune l’affaire est pliée, définitivement. Le gazoduc transsaharien (TSGP), qui à terme reliera les champs gaziers nigérians à l’Europe en passant par l’Algérie, est sur orbite. Et si Alger trébuchait ? Et si le méga projet calait ou tombait carrément à l’eau, en butant sur des freins logistiques, financiers, politiques ou que sais-je encore ? Ça c’est le rêve que nourrit le Maroc. Le royaume s’y accroche, comme un naufragé s’accrocherait à une branche. Mais ça n’arrivera pas, jamais, à en croire un éminent chercheur américain…

Geoff D. Porter est un expert en gestion des risques pour l’Afrique du Nord, il a apporté ses lumières sur cette infrastructure énergétique qui amènera le marché euro-africain et même mondial dans une autre dimension. L’homme dirige une société de conseil en gestion de risques en Afrique du Nord (North Africa Risk Consulting, NARCO). Il s’est prononcé sur la faisabilité technique du chantier et ses retombées économiques. Ce qu’il a dit en rajoutera à la détermination d’Alger et Abuja, ça ne soignera pas le moral de Rabat.

Porter est d’avis que le projet du TSGP non seulement est tout à fait réalisable, mais en plus il cadre parfaitement avec les demandes énergétiques actuelles de l’Union européenne (UE). Il pense que techniquement le gazoduc n’est pas une montagne. «Le projet est techniquement viable, il répond aux exigences modernes de sécurité et d’efficacité», confie le chercheur.

Il insiste sur le fait que l’envergure du gazoduc, 4130 kilomètres, ne présente pas une difficulté majeure, surtout en comparaison avec d’autres travaux de ce type à l’échelle mondiale. Il a ajouté que contrairement à certains pipelines plus longs ou sous-marins, le TSGP passera par des régions relativement stables, avec une trajectoire essentiellement terrestre. Par ailleurs le fait que le gazoduc soit enfoui sous terre permet de rogner les risques relatifs aux intempéries ou aux perturbations environnementales.

Le spécialiste américain s’est arrêté sur le sujet de la sécurité. Certes la région saharienne inspire des craintes en raison du péril terroriste, mais il souligne que l’Algérie affiche une solide expertise dans la gestion de la sécurité, notamment dans le Sahel. D’après lui, la Sonatrach a le savoir-faire qu’il faut pour garantir la sécurité du gazoduc, mais également les ressources humaines et financières pour concrétiser ce projet…

« Sonatrach a fait d’énormes progrès au niveau international et possède désormais les capacités pour gérer ce type d’infrastructure« , ajoute-t-il. Par ailleurs il a dit que le TSGP est taillé pour consolider les liens économiques et politiques entre les nations d’Afrique du Nord et celles de l’Europe, tout en dopant le partenariat intra-africain, notamment avec le Nigéria et la Tunisie.

Les ambitions marocaines prennent encore des coups. L’Algérie évoque ce projet depuis 2002 ; mais puisque durant toutes ces années il dormait dans les tiroirs, entre les faux départs et le manque de volonté politique, Rabat a cru, très légitimement, qu’il pouvait glisser son gazoduc. Sur le papier le plan de 2016 était encore plus impressionnant que le TSGP : une envergure de 5000 kilomètres (le gazoduc offshore le plus long du monde) et 13 pays qui seront desservis par l’ouvrage. Une affaire économique mais aussi politique et diplomatique.

Mais voilà, le Maroc a buté sur le nerf de la guerre, l’argent, qui pose beaucoup moins de problèmes à l’Algérie. En plus une grosse partie de ce projet repose sur des infrastructures existantes, dans deux pays qui sont des ténors de la production d’hydrocarbures. A partir de là les Marocains ne peuvent plus lutter.

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