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Le géant américain de l’automobile s’intéresse de près au marché algérien. Reçue mardi 13 octobre 2026 à Alger par le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, une délégation de haut niveau de General Motors a engagé des pourparlers autour d’une éventuelle coopération industrielle.

Au centre des échanges figurent le transfert de savoir-faire, le développement de la sous-traitance et l’intégration locale de composants automobiles.

Une rencontre stratégique au ministère de l’Industrie à Alger

L’attractivité de la filière mécanique algérienne se confirme auprès des grands constructeurs mondiaux. Conduite par Rohan Fernandes, président du conseil d’administration et directeur général de General Motors pour l’Égypte et l’Afrique, une délégation du groupe américain s’est entretenue mardi 13 octobre avec le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel.

Selon le communiqué publié par le ministère, cette audience a permis d’examiner les perspectives de partenariat dans le secteur de la construction automobile. Les deux parties ont étudié les leviers permettant de mobiliser l’expertise technique et industrielle de General Motors afin d’accompagner la montée en puissance du tissu manufacturier national.

La sous-traitance et l’intégration locale érigées en priorités

Au-delà d’une simple prise de contact, les autorités algériennes ont fixé un cap clair lors de ces échanges. La priorité du gouvernement consiste à bâtir une industrie mécanique nationale intégrée, compétitive et durable, capable de dépasser le stade du simple assemblage de véhicules.

Pour y parvenir, le ministère de l’Industrie mise sur la structuration d’un réseau solide de sous-traitants locaux. La fabrication sur place de pièces et de composants automobiles constitue le socle de cette stratégie, illustrée en septembre dernier par l’inauguration d’une nouvelle unité de production d’équipements automobiles dans la wilaya de Tissemsilt. L’objectif est de disposer d’un écosystème industriel complet sur lequel les constructeurs internationaux peuvent s’appuyer durablement.

Des échanges exploratoires sans annonce d’usine à ce stade

Si ce rapprochement avec le constructeur américain ouvre la voie à différents modèles de coopération avec des partenaires algériens, la prudence reste de mise quant aux échéances opérationnelles. Les discussions demeurent pour l’heure à un stade exploratoire et aucun accord définitif ni projet d’implantation d’usine n’a été officialisé à l’issue de la rencontre.

Le communiqué ministériel ne précise pas encore la nature exacte des activités industrielles envisagées ni les segments de véhicules susceptibles d’être concernés. Cette démarche s’inscrit néanmoins dans une dynamique globale de relance de la production automobile en Algérie, déjà marquée par l’expansion du complexe FIAT de Tafraoui, et confirme la volonté d’Alger de multiplier les partenariats technologiques de premier plan.

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