Ce mardi 20 octobre, la Guardia Civil, la garde civile espagnole, a confirmé cette information, en annonçant dans un communiqué de presse qu’elle avait arrêté trois personnes à Almería, en Andalousie, pour leur implication présumée dans le meurtre par arme à feu du policier belge de 41 ans dans l’exercice de ses fonctions.
« La Garde civile a appris que plusieurs auteurs du meurtre avaient pris la fuite et pourraient se trouver à Almería », indique le communiqué. « Plusieurs mandats d’arrêt européens ont été émis à leur encontre par la police fédérale belge, par l’intermédiaire de l’officier de liaison de la Garde civile en Belgique. »
La Garde civile a ainsi déclenché une opération de police aux alentours du port d’Almería suite à des soupçons d’une fuite imminente des suspects par la mer vers le Maroc. Ils échangeaient des informations en temps réel avec la police belge. « Finalement, après plusieurs heures d’opération, les trois suspects ont été arrêtés avant d’embarquer sur un navire à destination du Maroc, malgré leur résistance physique », est-il précisé.
« L’action policière s’est poursuivie après les arrestations avec la délivrance de l’ordonnance d’enquête européenne (OEE) correspondante, par le biais des mécanismes de coopération judiciaire internationale entre les autorités judiciaires espagnoles et belges, afin d’entrer dans une maison située au cours de l’opération, à la recherche d’indices pour clarifier les faits et fournir de nouvelles preuves aux autorités judiciaires. »
Le communiqué précise que cette opération a été rendue possible grâce à la coopération policière et judiciaire internationale, mais également grâce à un contact direct et en temps réel tout au long du processus. Les détenus ont été présentés devant la Cour centrale d’instruction de la Cour nationale ce mardi matin.