Au Nigeria, au moins 230 enfants retenus en otage par Boko Haram auraient été libéré contre une rançon versée par les autorités.
Selon l’AFP, les écoliers libérés avaient été retenus dans un camp près de Borgu situé à 370 kilomètres de Minna, la capitale de l’État du Niger. Ils ont été retenus après deux semaines d’intenses négociations entre les ravisseurs et une délégation gouvernementale conduite par le conseiller à la sécurité nationale Nuhu Ribadu. Plusieurs sources contactées par l’AFP indiquent que la libération de ces écoliers est intervenue après le versement de rançon par les autorités nigeriennes.
« Une forte somme »
L’argent toujours selon ces sources, l’argent a été transporté par Helicoptere jusque dans le bastion de la nebuleuse islamiste Boko Hrama à Gwoza, dans l’État de Borno (dans le nord-est du pays à la frontière avec le Cameroun). La somme dont le montant total a été estimé à 40 millions de nairas par personne, soit environ sept millions de dollars. D’autres sources font état d’une somme plus élevée: deux milliards de nairas (1,5 million de dollars). Cette somme a été remise à Ali Ngulde, un commandant de la région.
En plus des écoliers, deux commandants de Boko Haram ont également été libérés dans le cadre de cet accord, qui contrevient aux lois Nigerianes. Celles-ci interdisent tout paiement d’argent aux ravisseurs.
Dementi du gouvernement
Le paiement de cette rançon, quoique démenti par Abuja, aura des répercussions politiques saisissantes, estiment des analystes de la vie politique nigériane. Ce fut le cas en 2014, lors de l’enlèvement d’une centaine de jeunes filles, majoritairement chrétiennes à Chibok. Ce qui pourrait susciter la colère du président américain. Ces derniers temps, Donald Trump s’est mué en défenseur des chrétiens du Nigeria qui à ses yeux sont persécutés à cause de leur appartenance religieuse.
Depuis 2009, la secte islamiste Boko Haram mène une insurrection sanglante dans le nord-est du Nigeria. Elle opère également des enlèvements de masse et des kidnappings. Malgré le paiement des rançons interdit par la loi, ce phénomène ne fait qu’aller crescendo dans le pays. Armed Conflict Location & Event Data (ACLED) a comptabilisé pour la seule année 2025 828 enlèvements