Africa EcoRace. David Barrot n’a pas fait connaissance avec le sable de la plage de Tanger. La faute à des conditions météorologiques défavorables. Ce n’est que partie remise puisque, ce lundi, la course prend enfin son départ.

Même situation météo de part et d’autre de la Méditerranée. La pluie à Narbonne, et des ondées et du vent à Tanger avec des rafales de plus de 70 km/h. Pas de quoi mettre dehors les 104 motos, 45 véhicules 4×4, dont 20 SSV, 5 camions auxquels s’ajoutent 23 autres véhicules dans la catégorie historique. Une sacrée caravane (750 personnes et 80 véhicules dédiés à l’organisation et aux services). Tout ce beau monde se retrouvera donc au départ ce lundi matin entre Tanger et Bousaïd.

Un problème cependant ! Le prologue aurait dû donner un premier classement provisoire et définir, par la même occasion, l’ordre de départ de la première étape, le vainqueur du prologue ouvrant la trace à tous les autres adversaires.

Traversée orageuse

Les organisateurs avaient pourtant essayé de décaler les horaires (de 14 h à 16 h) et de raccourcir le parcours de 12 à 10 km, départ le long de la côte jusqu’au rond-point de la mosquée Lalla Abla avec retour ensuite au parc du rallye. Sans succès donc !

Pas de quoi assombrir le moral de David Barrot, pressé désormais de rouler sur sa moto, une Transalp Honda de 750 cm³ et d’un poids de 235 kg : « On vit un truc de fou. Il pleut et pleut encore. Les plages sont inondées. Ici, ils n’ont jamais vu ça ».

Même la traversée entre Marseille et Tanger n’a pas été des plus faciles. « Trois jours et deux nuits, cela a tabassé durant tout ce temps. Un quart des concurrents était malade. C’est long. Quant à moi, j’ai peur de la mer. Je ne suis pas à l’aise sur l’eau et pourtant, les conditions de la traversée ne m’ont rien fait. On en a profité pour faire un peu de physique et pris du repos. Puis on a rebossé le parcours sur internet. J’ai fait connaissance également avec les quatre mécanos de Honda France. Je ne les connaissais pas. Mais bon, il me tarde de partir. Demain (Ndlr : ce lundi), nous aurons une liaison de 439 km sur goudron et sur des pistes, puis la spéciale chronométrée de 89 km et une deuxième liaison de 256 km jusqu’au bivouac (total 765 km). Mais nous devons passer par l’Atlas avec des sommets de 3 000 mètres et ils annoncent de la neige là-haut », ajoute David Barrot. Qui, curieusement, ne sait pas quel jour il est : « On est samedi ou dimanche ce soir ? »

A défaut d’un premier classement enregistré, les concurrents prendront le départ en fonction de leur dossard. David Barrot avec le n° 68, son année de naissance, devra encore attendre un peu.