Interpellé par le conseiller parlementaire Khalid Satti sur le manque d’attractivité territoriale de la province de Taounat, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a admis des retards dans l’exécution de plusieurs chantiers agricoles stratégiques. Un « aveu » accompagné d’un diagnostic précis des maux qui freinent le développement local.

Le projet « Sahla » sous haute surveillance Parmi les points de crispation, le projet d’irrigation « Sahla » se trouve en première ligne. Selon le ministre, ce retard est dû à une combinaison de facteurs : le stress hydrique récurrent (sécheresse) et des obstacles organisationnels liés à la gouvernance des associations agricoles locales.

Réévaluation et optimisation de la gouvernance Abdelouafi Laftit a toutefois tenu à rassurer : « Aucun projet n’est à l’arrêt définitif ». Le ministère de l’Intérieur, en coordination avec celui de l’Agriculture, a lancé une opération de réévaluation pour :

Réajuster le calendrier d’exécution selon les ressources hydriques disponibles.

Moderniser la gouvernance en accompagnant les coopératives dans leur mise en conformité juridique.

Booster la valorisation des produits du terroir pour garantir un impact direct sur les revenus des agriculteurs.

Le Marketing Territorial comme levier Pour redynamiser l’attractivité de Taounat, le ministre mise sur une nouvelle stratégie de communication territoriale. L’objectif est clair : transformer les atouts naturels et touristiques de la province en opportunités d’investissement réelles, tout en adoptant une approche participative basée sur l’écoute des citoyens.