Le président du Nigeria ordonne le déploiement de l’armée après le massacre de 162 personnes. Bola Tinubu a annoncé qu’un bataillon serait mobilisé “dans la circonscription de Kaiama, dans l’État de Kwara, où les terroristes de Boko Haram ont tué pendant la nuit des villageois sans défense à Woro”, selon un communiqué de la présidence diffusé mercredi soir. Il s’agit de l’un des pires massacres dans le pays depuis plusieurs mois. L’État de Kwara est confronté à “une insécurité persistante et complexe, marquée à la fois par les violences de bandes armées, responsables de pillages et d’enlèvements, et par l’expansion progressive de groupes jihadistes”, rappelle Koaci. L’attaque de mardi survient alors que le ministre de la Défense a confirmé à la BBC qu’un petit groupe de soldats américains se trouvait dans le pays pour aider en matière de renseignement et de formation. “Il s’agit de la première reconnaissance officielle de la présence de troupes américaines au Nigeria depuis que Donald Trump a ordonné en novembre à l’armée de se préparer à intervenir dans le pays pour lutter contre des militants islamistes”, observe le média britannique.

États-Unis : 700 agents de l’ICE vont quitter immédiatement Minneapolis. C’est le “premier recul significatif de l’opération Metro Surge après plusieurs semaines de renforcement des contrôles migratoires” dans le Minnesota, note le Star Tribune. L’émissaire de Donald Trump à Minneapolis, Tom Homan, a annoncé mercredi le retrait de ces policiers de l’immigration, après des semaines de tensions dans la ville marquée par la mort de deux manifestants. Environ 2000 policiers resteront sur place, selon lui, contre 150 avant le lancement de ces raids. “Je ne partirai pas tant que nous n’aurons pas tout terminé”, a asséné Homan, envoyé la semaine dernière à Minneapolis par Trump pour arrondir les angles, en remplacement du très martial chef de la police aux frontières, Greg Bovino. “J’ai appris que peut-être une approche plus délicate pourrait être utile. Mais il faut tout même être dur” dans la mise en œuvre de la politique migratoire, a de son côté déclaré mercredi le président républicain lors d’une interview accordée à la chaîne NBC.

La dépression Leonardo met à l’arrêt l’Andalousie et fait un mort au Portugal. La tempête a frappé mercredi la péninsule ibérique avec des précipitations de plus de 40 cm, entraînant l’évacuation de milliers de personnes, ainsi que la paralysie du trafic ferroviaire et routier, dans le sud de l’Espagne. “Les cours d’eau débordent car les sols, saturés, ne peuvent plus absorber les pluies. L’eau fissure l’asphalte et érode les flancs des collines, provoquant leur effondrement sur les maisons, les routes et les voies ferrées”, relate El Mundo. Mercredi soir, la Garde civile a lancé des recherches pour retrouver une femme tombée dans la rivière Turvilla, qui traverse la commune de Sayalonga, dans la province de Malaga, rapporte le quotidien espagnol. Au Portugal, la protection civile a annoncé que les intempéries ont fait un mort. Depuis dimanche, les services d’urgence ont géré plus de 3300 incidents dans le pays, principalement dus à des inondations, des chutes d’arbres et des glissements de terrain.

Le Liban accuse Israël d’avoir pulvérisé du glyphosate sur son sol. Des avions israéliens ont répandu cette substance sur plusieurs villages à la frontière entre les deux pays, notamment Aïta Al-Shaab, Ramié et Marwanié (Bint Jbeil), rapporte L’Orient Today. L’incident a été documenté par des habitants, qui ont alerté les autorités locales. Les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement libanais ont affirmé mercredi que certains échantillons prélevés dans la zone avaient une concentration de glyphosate “entre 20 à 30 fois supérieure à la moyenne” dans la région. Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé “un crime environnemental et sanitaire”. La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) avait indiqué lundi avoir été mise au courant la veille par l’armée d’une opération visant à pulvériser “une substance chimique non-toxique” près de la frontière. “Ce n’est pas la première fois que l’armée israélienne pulvérise des substances inconnues depuis des avions au-dessus du Liban”, a dénoncé la force onusienne.

La Cour suprême américaine valide le redécoupage électoral favorable aux démocrates en Californie. Les neuf juges ont autorisé mercredi le Golden State à utiliser sa nouvelle carte électorale, adoptée par référendum par les électeurs de l’État l’an dernier, rapporte le Los Angeles Times. Ce redécoupage vise à apporter cinq sièges supplémentaires aux démocrates à la Chambre des représentants lors du scrutin de novembre. Il a été conçu comme une contre-attaque à une autre initiative électorale similaire lancée par les républicains au Texas, pour permettre à Donald Trump de conserver son étroite majorité conservatrice au Congrès. L’administration républicaine s’était tournée vers la Cour suprême après l’adoption de la mesure référendaire en Californie, en accusant les démocrates de procéder à “un découpage partisan fondé sur des critères raciaux, contraire à la Constitution”, rappelle le Times.