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D’après des services de renseignement européens, la Russie aurait acheté des biens près de bases militaires et d’infrastructures sensibles en Europe afin de préparer des opérations d’espionnage et de sabotage.
Publié le 25 février 2026 à 15h07

Des acquisitions immobilières attribuées à des réseaux proches de Vladimir Poutine inquiètent les services européens. Photo © Gavriil Grigorov/Russian Presidential Press and Information Offi
Derrière des achats immobiliers en apparence anodins, se cache un réseau de « chevaux de Troie » utilisés par le Kremlin. D’après une enquête menée par le Telegraph, des agences russes auraient acquis une douzaine de biens immobiliers en Europe, situés à proximité de bases militaires et d’infrastructures sensibles. Parmi ces acquisitions figurent, selon le média britannique, « des maisons de vacances, des chalets, des entrepôts, des écoles abandonnées, des appartements en ville et même des îles entières ». Ces sites pourraient être utilisés comme bases pour mener des opérations coordonnées de surveillance, de sabotage et d’attaques secrètes.
Des agents en activité et d’anciens membres de trois services de renseignement européens ont confié au quotidien d’information, interrogés par le média britannique, qu’ils soupçonnent que la Russie « dispose déjà d’explosifs, de drones, d’armes et d’agents infiltrés sur certains sites, prêts à être activés en cas de crise ».
Une stratégie de sabotage dans la « zone grise »
Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie il y a quatre ans, les services de renseignement européens observent une augmentation croissante d’actes de sabotage attribués à Moscou, allant d’incendies criminels à des projets d’assassinats ou des tentatives de déraillement de trains.
Certains membres estiment que ces actions ne sont que des « essais » afin de tester la réaction des États occidentaux. Plutôt que de lancer une attaque militaire directe, les responsables du renseignement affirment que le Kremlin pourrait chercher à tester la détermination de l’OTAN dans la « zone grise », en organisant des attaques niables à plus grande échelle afin de paralyser les réseaux de transport, de communication et d’énergie.