Le britannique Capricorn Energy prévoit une production en 2026 comprise entre 18 000 et 22 000 barils équivalent pétrole par jour, un niveau tiré principalement par la réorganisation et l’expansion de ses actifs en Égypte. À titre de comparaison, sa production moyenne était de 20 024 barils équivalent pétrole par jour en 2025.

Pour maintenir ces volumes, la société mise entre autres sur un accord conclu en mai dernier avec la compagnie publique Egyptian General Petroleum Corporation (EGPC). L’accord prévoit de regrouper huit concessions pétrolières en une concession intégrée, afin de stabiliser les volumes et de renforcer la visibilité opérationnelle.

« Nous abordons l’année 2026 avec une forte dynamique, car notre niveau de production en fin d’exercice 2025, établi à 21 003 barils équivalent pétrole par jour, ainsi que la solidité de notre bilan, nous permettent de tirer pleinement parti des opportunités de développement sur la concession fusionnée », a déclaré son directeur général Randy Neely, selon des propos relayés par Reuters. La société indique poursuivre l’examen d’opportunités de fusions-acquisitions en mer du Nord britannique, en Égypte et plus largement dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).

Un groupe désormais centré sur l’Égypte

Coté à la Bourse de Londres depuis plus de trente ans, Capricorn Energy (anciennement Cairn Energy) a opéré dans plusieurs régions du monde avant de concentrer progressivement ses activités sur l’Afrique du Nord.

Le groupe s’est d’abord développé en Asie du Sud, notamment en Inde, avec la découverte et la mise en production du gisement terrestre de Rajasthan, présenté à l’époque comme l’une des plus importantes découvertes onshore du pays. Une partie de cette activité a été introduite en bourse en 2006, avant la cession progressive de la participation majoritaire en 2012.

Capricorn a ensuite été actif en Afrique de l’Ouest et en mer du Nord britannique. Il a participé à une découverte offshore au Sénégal en 2014, puis au développement des champs Kraken et Catcher au Royaume-Uni, entrés en production en 2017. Ces actifs ont depuis été cédés.

Le repositionnement vers l’Égypte intervient en 2021, avec l’acquisition auprès de Shell d’actifs situés dans le désert occidental. La même année, l’entreprise adopte son nom actuel de Capricorn Energy. Aujourd’hui, ses concessions égyptiennes constituent la principale source de production et de flux opérationnels du groupe.

Un secteur pétrolier égyptien en quête de nouveaux volumes

Le renforcement de Capricorn en Égypte intervient dans un contexte de réformes du secteur pétrolier du pays. Le gouvernement égyptien a affiché l’objectif de doubler la production de pétrole d’ici 2030, après plusieurs années de stagnation.

Pour atteindre cette cible, les autorités ont engagé une révision des cadres contractuels applicables aux compagnies internationales, afin d’améliorer l’attractivité des projets et d’accélérer la mise en valeur des gisements.

La stratégie repose en grande partie sur l’optimisation des champs matures, grâce à des techniques de forage et de récupération améliorées, ainsi qu’à une organisation plus intégrée des concessions. La question des arriérés de paiement dus aux compagnies étrangères a également été identifiée comme un facteur déterminant pour restaurer la confiance des investisseurs. Les autorités ont annoncé un plan de règlement progressif de ces dettes.

Selon les données de plusieurs sources concordantes, la production égyptienne de pétrole brut a atteint 519 000 barils par jour en octobre 2025. Sur la période 1994-2025, la production moyenne était de 675 050 barils par jour, avec un pic historique de 930 000 barils en novembre 1996 et un point bas de 486 000 barils en juillet 2025.