Si la Commission a bien levé cette interdiction pour donner du répit au secteur automobile, ce n’est que la première étape d’un long processus législatif.

En décembre dernier, la Commission a opéré un changement de taille en actant la levée – en partie et sous conditions – de l’interdiction de commercialiser des voitures neuves à moteur thermique après 2035. Une façon de donner un certain répit à un secteur éprouvé par la concurrence chinoise et une chute drastique des ventes.

Les constructeurs européens ne devront réduire les émissions de CO2 de leurs nouveaux véhicules que de 90 % d’ici 2035, au lieu des 100 % prévus initialement. De quoi permettre l’immatriculation des hybrides rechargeables mais aussi des voitures thermiques classiques au-delà de 2035. Ces 10 % de sursis sont cependant soumis à des conditions préalables : seuls les constructeurs qui s’engagent à utiliser de l’acier bas carbone « made in Europe », et à recourir à des carburants durables, tels que le biofuel, pourront en bénéficier. L’annonce avait largement réjoui les poids lourds du secteur : « Le renoncement de la Commission européenne à imposer aux constructeurs…

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Le Figaro

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