Le couperet était tombé en novembre dernier. Le président de JTEKT Europe, Mitsuki Toyohara, avait annoncé vouloir céder ses deux usines françaises : celle d’Irigny, dans le Rhône, et celle de Chevigny-Saint-Sauveur. Une annonce qui avait suscité une vive inquiétude chez les salariés côte-d’oriens de la filiale de Toyota quant à la pérennité de leur emploi. Des suppressions de postes avaient d’ailleurs déjà été opérées plus tôt en 2025, justifiés par les difficultés rencontrées par le groupe sur le marché de l’automobile.

Ce vendredi 27 février, l’équipementier automobile japonais confirme « avoir reçu ce jour une offre ferme et irrévocable d’achat d’une partie de ses activités automobiles en Europe et en Amérique du Nord » de la part de l’entreprise allemande Leo II – VV25-A.

Un aboutissement à l’été 2026 ?

« Se rapportant à sept filiales de JTEKT en Europe et en Amérique du Nord, le projet porte sur les activités Automotive Steering en France, en République tchèque et au Maroc, ainsi que sur les activités liées aux différentiels à glissement limité en Belgique et aux États-Unis », indique, dans un communiqué, JTEKT Europe. « Il s’inscrit dans un contexte de transformation profonde du marché automobile européen, qui nécessite agilité, capacité d’investissement et proximité décisionnelle. »

Pour l’heure, le projet entre dans une phase d’information-consultation des instances représentatives du personnel en France et en Belgique. « Cette phase se déroulera dans les prochaines semaines. À son issue, et sous réserve des autorisations réglementaires nécessaires, un accord définitif pourrait être conclu », poursuit l’équipementier automobile.

Si l’ensemble des étapes est franchi, alors l’opération pourrait intervenir avant la fin de l’été 2026. « Pendant toute cette période, l’activité de JTEKT Europe se poursuit normalement. »