Le Cameroun et le Nigeria ont conclu, le 27 février 2026 à Yaoundé, un accord de coopération encadrant les opérations de recherche et de sauvetage d’aéronefs en détresse. Le texte a été paraphé par le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, et son homologue nigérian de l’Aviation et du Développement aérospatial, Festus Keyamo.
Selon le ministère camerounais des Transports, l’accord s’inscrit dans le cadre de la Convention relative à l’aviation civile internationale signée à Chicago en 1944, notamment son Annexe 12, qui encourage la coopération entre États en matière de recherche et de sauvetage. Il vise à renforcer la sécurité des vols et la protection des passagers en cas d’incident.
Mutualisation des moyens et coordination opérationnelle
Le texte fixe les modalités de mise à disposition, de déploiement et de coordination des moyens de secours des deux pays. Il permet une action conjointe en cas de détresse d’un aéronef dans l’espace aérien partagé ou à proximité des frontières.
L’accord renforce la coopération entre les structures compétentes, notamment les Centres de coordination de sauvetage de Kano et Lagos au Nigeria, et celui de Yaoundé au Cameroun. Il prévoit des procédures spéciales permettant aux équipes de secours de l’un des États d’entrer ou de survoler le territoire de l’autre « aussi rapidement que possible » en situation d’urgence.
Chaque pays pourra également solliciter les moyens de l’autre — avions, équipes spécialisées ou appui logistique — lorsque la situation l’exige. Cette mutualisation vise à réduire les délais d’intervention, déterminants dans les opérations de sauvetage aérien.
Exercices conjoints et montée en capacité
Pour assurer l’efficacité du dispositif, l’accord prévoit l’organisation d’exercices communs au moins tous les trois ans. Ces simulations devront tester les procédures, améliorer la coordination et maintenir la capacité opérationnelle des équipes.
Dans un contexte de croissance du trafic aérien et de complexification des opérations, cette coopération bilatérale s’inscrit dans une logique de sécurisation de l’espace aérien régional. Elle traduit une volonté commune de consolider la résilience des systèmes de réponse aux urgences et de protéger les vies humaines.
P.N.N