De nouveau écarté par Claude Puel, le milieu de terrain, Hichem Boudaoui, vit un hiver très rude sur la Côte d’Azur, de quoi confirmer la thèse d’un départ de Nice en fin de saison.
Pour la troisième fois en six rencontres de Ligue 1 depuis son retour de la Coupe d’Afrique des Nations, le milieu de terrain des Aiglons s’est retrouvé, en effet, hors de la liste des éléments concernés par le match du week-end. Devant affronter le FC Paris d’Ilan Kebbal avant-hier, l’OGC Nice s’est, ainsi, déplacée sans son international algérien pour des raisons encore inconnues à l’heure actuelle. Des sources médiatiques locales avaient bien évoqué une « maladie » pour justifier sa mise à l’écart sans pour autant donner davantage de précisions. D’habitude très habile en communication, le club niçois n’a, d’ailleurs, rien indiqué à ce sujet, ce qui laisse vraiment croire que c’est encore une pour une raison « technique » que Claude l’a laissé à quai.
L’acharnement de Puel
Un «acharnement» qui avait débuté dès la prise en main de l’équipe par l’ancien Monégasque. À son retour du Maroc où il avait brillé sous le maillot vert de l’EN lors de la Coupe d’Afrique des Nations, l’ancien du PAC avait, à ce propos, été mis au banc quatre fois de suite. En quatre rendez-vous, Boudaoui s’était retrouvé écarté du groupe niçois par l’entraîneur Claud Puel. Aux lendemains de son retour de Rabat après l’élimination de l’Algérie en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, Hichem Boudaoui ne comptait aucune minute en temps de jeu alors que son équipe avait déjà disputé quatre rencontres officielles : deux en championnat de France, à Toulouse puis à Nantes ainsi que deux en Ligue Europa face aux Néerlandais du Go Ahead Eagles puis en Bulgarie face à Ludogorets.
Laissé de côté face à Monaco
À cela s’ajoute cette sortie médiatique de Claude Puel à l’issue de l’éclatante victoire à la Beaujoire face au FC Nantes quand, outre le fait de tresser des louanges à ceux qui ont été alignés dans l’entrejeu, il n’avait même pas prononcé une seule fois le nom du natif de Béchar, notamment lorsqu’il a été question des éléments absents. Une attitude méprisante qu’on croyait passagère quand l’international algérien avait été lancé sur le pré à un quart d’heure de la fin du match nul à Brest (2-2), ou encore lorsqu’il joua les dernières quinze minutes à Lyon. D’autant plus que de 17 puis 15 unités, Boudaoui a ensuite vu son temps de jeu passer à 26 minutes face à Lorient, ce qui laissait croire à une (re)montée en puissance piano-piano quand bien même il avait entre-temps été laissé de côté pour le derby face à l’AS Monaco.
Mercredi dira tout
Une impression vite balayée par cette nouvelle absence de l’effectif pour le déplacement à Paris et dont on en saura davantage à l’occasion du très important match à venir de l’OGCN. En appel à Lorient où une place pour les demi-finales de la Coupe de France sera mise aux enchères face aux Merlus locaux, le Gym aura, à ce sujet, un rendez-vous capital ce mercredi soir pour lequel l’entraîneur Claude Puel déplacera les éléments sur lesquels il compte vraiment. S’il venait à le laisser à Nice, il serait alors clair que l’ancien coach de l’AS Saint-Etienne ne compose plus avec le milieu de terrain algérien pour lequel une porte de sortie s’ouvrira, par ricochet, automatiquement dès le baisser de rideau de l’exercice en cours. À Galatasaray qui le voulait déjà au mercato hivernal ou ailleurs, l’avenir de Hichem Boudaoui ne s’écrira, en somme, plus sur la Côte d’Azur.
-RACHID BELARBI