Dans une réaffirmation diplomatique significative, une coalition de 40 pays a réitéré lundi son soutien total à la souveraineté du Maroc sur ses provinces méridionales du Sahara occidental. Cette déclaration a été faite à Genève lors de la 61e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, marquant un coup de pouce majeur pour la position internationale de Rabat et pour l’initiative d’autonomie marocaine.

La déclaration a été prononcée par Omar Zniber, représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies à Genève, au nom de la coalition. Elle a affirmé son soutien à la mise en œuvre de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle à la reprise du processus politique par le biais de négociations impliquant les quatre parties explicitement citées dans la résolution : le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario. L’objectif, selon la déclaration, est de parvenir à un règlement politique définitif et mutuellement acceptable du conflit de longue date.

La coalition a salué l’engagement du Maroc à actualiser et à détailler son plan d’autonomie, soulignant sa promesse de garantir le retour et la réintégration des résidents des camps de Tindouf sur la base de l’égalité des droits civiques. La déclaration souligne également que les interactions des États membres de l’ONU avec le Conseil des droits de l’homme et le Haut-Commissariat doivent rester bilatérales et protégées de toute exploitation.

« La question du Sahara occidental est un différend politique relevant de la compétence du Conseil de sécurité, et une véritable autonomie sous la souveraineté marocaine représente la solution la plus faisable et la plus réaliste », a déclaré la coalition.

Le groupe a en outre salué l’engagement de longue date et proactif du Maroc envers le système des droits de l’homme des Nations unies, notamment le Haut-Commissaire aux droits de l’homme et les procédures spéciales du Conseil, soulignant l’engagement de Rabat à promouvoir et à protéger les droits de l’homme sur l’ensemble de son territoire national.

En outre, la déclaration a salué l’ouverture de plus de 30 consulats à Dakhla et Laâyoune, les décrivant comme un catalyseur pour stimuler la coopération économique, l’investissement et le développement local, au bénéfice de la population et favorisant la croissance régionale et continentale.

La coalition a souligné que la résolution de ce différend régional contribuerait aux aspirations légitimes des peuples africains et arabes en matière d’intégration et de développement durable, un objectif que le Maroc continue de poursuivre avec dévouement et persévérance.

Cette réaffirmation intervient dans le cadre des efforts diplomatiques stratégiques déployés par le Maroc au-delà de la question du Sahara. Lundi, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue belge, Maxime Prevot, ont renforcé un partenariat global couvrant le commerce, les migrations, la sécurité et la coordination géopolitique. Les mesures comprennent la protection de la diaspora marocaine en Belgique contre l’extrémisme idéologique, le renforcement des liens culturels et l’amélioration des initiatives communes en matière de sécurité.

Bourita a également établi un lien entre la stabilité nationale du Maroc et la sécurité du Golfe, exprimant sa solidarité avec Oman et les autres États du Golfe contre l’agression iranienne. « La sécurité de ces pays est indissociable de la sécurité du Maroc », a-t-il déclaré, soulignant le rôle du royaume en tant que partenaire stratégique de confiance au niveau international.

Ce partenariat s’étend à l’Afrique, où le Maroc se positionne comme la porte d’entrée de l’Europe vers le continent. La coordination avec la Belgique, qui a une influence historique en Afrique centrale, vise à créer un modèle commun de sécurité et de développement pour lutter contre la migration et le terrorisme, tout en promouvant le leadership du Maroc dans le développement continental.

Selon les observateurs, ces initiatives diplomatiques, combinées à la résolution 2797 et à la déclaration de la coalition, marquent un tournant dans la politique du Maroc au Sahara. Elles témoignent d’une reconnaissance internationale croissante du plan d’autonomie marocain comme solution crédible et pratique au conflit.

Le succès diplomatique du Maroc se déroule dans le cadre des pourparlers facilités par les États-Unis à Madrid et à Washington, qui réunissent des représentants du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du Front Polisario. Alors que l’Algérie maintient une position controversée, la résolution 2797 a clarifié la position de l’ONU, établissant fermement le Maroc comme l’acteur central dans la résolution de la question du Sahara.