Lors de sa session ordinaire de mars 2026, tenue lundi, les membres du Conseil régional Souss-Massa ont approuvé un ordre du jour constitué de 41 points. Parmi eux, l’affectation des excédents budgétaires relatifs aux exercices 2025 et 2026. Les membres du Conseil ont également approuvé un prêt de 417 MDH auprès du FEC, destiné à la construction de petits barrages et lacs collinaires et à la sécurisation de l’eau potable par dessalement en faveur de la province de Chtouka-Ait Baha.
Le Conseil régional de Souss-Massa a tenu ce lundi sa session ordinaire du mois de mars 2026, à Inezgane, avec un ordre du jour particulièrement dense composé de 41 points. Si la majorité de ces points concerne des conventions de partenariat multisectorielles, les ajustements financiers constituent le point marquant de cette session. Les quatre premiers points inscrits à l’ordre du jour étaient ainsi dédiés à la gestion des excédents budgétaires et aux adaptations financières du budget de la région, ainsi qu’à la validation d’une nouvelle ligne de crédit auprès du FEC.
«Nous proposons la programmation d’une enveloppe budgétaire d’environ 1 MMDH aux projets de développement à partir du reliquat de l’excédent prévisionnel de la région au titre de l’exercice en cours, du reliquat de l’excédent réel de l’exercice précédent, ainsi que de l’emprunt programmé», a annoncé Karim Achengli, président du Conseil régional Souss-Massa.
«Malgré les efforts soutenus pour mobiliser les ressources financières nécessaires au financement de notre programme de développement, celles-ci demeurent en deçà de nos ambitions. Elles reflètent clairement l’exiguïté des moyens financiers mis à la disposition des Régions au regard de l’ampleur des attentes et de la multiplicité des besoins. Toutefois, cela ne nous empêchera nullement de poursuivre la recherche de mécanismes de financement innovants et de partenariats actifs, capables de soutenir notre programme de développement et d’en atteindre les objectifs», a-t-il ajouté.
476,82 MDH d’excédent prévisionnel en 2026
Concernant le reliquat de l’excédent prévisionnel pour l’année 2026, le montage budgétaire présenté aux élus repose sur des recettes de 890,93 MDH et des dépenses de fonctionnement arrêtées à 323,91 MDH. Le solde dégage un excédent brut de 567,02 MDH, dont 90,2 MDH destinés au remboursement du principal de la dette. Le Conseil a statué ainsi sur l’affectation d’une enveloppe nette de 476,82 MDH sous forme de reliquat d’excédent prévisionnel non programmé au titre de l’année 2026.
L’analyse des lignes de répartition indique une orientation de ces fonds vers le financement de plusieurs projets et programmes d’infrastructures de base. Il s’agit, entre autres, de 92 MDH dans le maillage routier régional, 56 MDH pour le programme d’approvisionnement en eau potable en milieu rural, ou encore de 35 MDH pour l’aménagement du port sec de Drarga.
Un nouveau crédit FEC de 417 MDH
Concernant la clôture financière de l’exercice précédent, le reste de l’excédent réel au titre de l’année budgétaire 2025 a été approuvé. Les chiffres arrêtés au 31 décembre 2025 font état de recettes réelles de 866,34 MDH. En soustrayant le total des engagements (dépenses effectuées de 225,82 MDH, l’excédent prévisionnel déjà programmé de 524,92 MDH et les crédits reportés de 29,57 MDH), la région dégage un excédent réel et net de 86,01 MDH.
Le Conseil a fait le choix de concentrer ce reliquat réel de 2025 sur deux projets : une enveloppe majeure de 61,71 MDH sera orientée vers la création du port sec de Drarga, tandis que les 24,3 MDH restants seront alloués aux études pour la construction et la réhabilitation d’établissements éducatifs.
Les ajustements budgétaires internes, figuraient en bonne place dans l’ordre du jour du Conseil régional, qui a validé le transfert des dotations financières de rubrique en rubrique pour l’année 2026. L’opération porte sur une enveloppe ciblée de 8 MDH. Par ailleurs, un nouveau prêt auprès du Fonds d’équipement communal (FEC) de 417 MDH a été approuvé par les membres Conseil régional.
Cette ligne de crédit est adossée aux besoins de sécurité hydrique de la région. L’analyse de la répartition montre que la part principale de ce financement, soit 375 MDH, sera allouée au vaste projet de construction de petits barrages et de lacs collinaires. Les 42 MDH restants serviront à financer le raccordement de la zone d’Aït-Baha au réseau d’eau potable à partir de la station de dessalement de l’eau de mer, marquant une réponse directe aux contraintes du stress hydrique.
Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO
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