nouvelles enquêtes – Une commission d’enquête indépendante née de l’affaire Bétharram a recueilli six témoignages de personnes ivoiriennes dénonçant des agressions sexuelles imputées au prêtre Bénat Ségur, qui a séjourné en Côte d’Ivoire dans les années 1970 et 1990
Une commission d’enquête indépendante née de l’affaire Bétharram craint « un nombre important » de victimes en Côte d’Ivoire. La congrégation de Bétharram est présente en Côte d’Ivoire depuis 1959 et son siège ivoirien est situé en périphérie d’Abidjan, dans le village d’Adiopodoumé.
Selon le président de cette commission, Jean-Pierre Massias, six personnes de nationalité ivoirienne ou originaires de ce pays ont dénoncé des faits d’agression sexuelle. Elles les imputent notamment au prêtre Bénat Ségur, décédé en 2010, présent dans les années 1970 et 1990 dans cette ancienne colonie française.
Le nombre de victimes en Côte d’Ivoire « pourrait tout à fait augmenter, parce que chaque fois qu’on a rencontré des gens ici […], le leitmotiv était de dire « Ce n’est pas arrivé qu’à moi » », affirme Jean-Pierre Massias. « On va vraisemblablement recommander une enquête d’importance sur les agissements de la communauté de Bétharram ici ».
Commission d’enquête indépendante
La Congrégation du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram en France avait reconnu en mars 2025 sa « responsabilité » dans les violences physiques et sexuelles dénoncées dans près de 250 plaintes, déposées par d’anciens élèves d’un collège-lycée depuis plus de deux ans. Elle ne s’est en revanche pas prononcée au sujet de la Côte d’Ivoire.
La congrégation finance à hauteur de 120.000 euros sur 12 mois cette commission d’enquête indépendante, pilotée par l’Institut Louis Joinet, une ONG française spécialisée dans la justice re(…)
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