L’Éthiopie a officiellement inauguré le grand barrage de la Renaissance (Gerd), qui trône sur le Nil bleu depuis le mois de septembre. À cette occasion, de grandioses festivités ont suscité fierté nationale et reconnaissance internationale, avec la présence du président kényan, William Ruto, venu signer un accord d’achat d’électricité générée par le barrage.

L’Éthiopie semble avoir reconfiguré la politique de gestion de l’eau dans le bassin du Nil après des millénaires de domination de son voisin en aval, l’Égypte. Alors, quelles sont les implications pour les relations entre les pays du bassin du Nil ? L’eau est-elle le nouveau pétrole, ou bien ce dernier n’a-t-il été qu’un leurre temporaire, éclipsant le premier motif des conflits humains : la bataille pour l’eau ?

La pénurie d’eau en Afrique constitue une crise au coût faramineux. Selon la vice-présidente de la Banque africaine de développement, Beth Dunford, environ 411 millions de personnes manquent d’accès à l’eau potable, 779 millions à des services d’assainissement adéquats, et 839 millions à des services d’hygiène de base.

Les victimes sont, en écrasante majorité, des groupes marginalisés. Les enfants de Djibouti, d’Érythrée, d’Éthiopie, du Kenya et de Somalie représentent la moitié des personnes affectées par la crise

Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous

Abonnez-vous et accédez à :
tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters

Dès 1 €/mois

Sans engagement • Résiliable en ligne

Lire l’article original

Nos lecteurs ont lu aussi

Source de l’article

ISS Africa (Institut d’études de sécurité)

L’Institut d’études de sécurité (ISS Africa) est une organisation africaine à but non lucratif qui travaille depuis l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Éthiopie et le Sénégal. Ses articles et analyses portent sur la criminalité transnationale, la migration, la sécurité maritime et le développement, le maintien et la consolidation de la paix, la prévention de la criminalité et la justice pénale, l’analyse des conflits et la gouvernance. Doté d’une rédaction en anglais et en français, ISS Africa collabore notamment avec le quotidien sud-africain The Daily Maverick.

Lire la suite

Nos services