
Les États-Unis ont annoncé lundi des sanctions contre l’armée rwandaise pour son soutien aux forces de l’AFC/M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Kinshasa a salué ces sanctions américaines, réclamées depuis longtemps, et exprimé sa « profonde reconnaissance ». De son côté, le Rwanda a déclaré qu’elles « visaient injustement une seule partie » et affirmé qu’une telle mesure « ne reflète pas la réalité et déforme les faits du conflit ».
Dans le nord du Soudan du Sud, au moins 169 personnes ont été tuées dimanche par des attaquants armés dans le village d’Abiemnhom. Selon les autorités locales, un groupe de jeunes venus de l’État voisin d’Unité est responsable de ce massacre, sur fond d’intenses violences intercommunautaires entre Dinka et Nuer ces dernières semaines.
Au Sénégal, des centaines de manifestants ont réclamé, samedi dans les rues de la capitale, la libération de 18 supporters sénégalais emprisonnés au Maroc après les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations. Les manifestants disent que ces sanctions sont injustes. Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a affirmé que toutes les voies diplomatiques seraient explorées pour leur libération.
Le président sud-africain a exprimé jeudi sa « vive préoccupation » face à l’escalade au Moyen-Orient. Il a condamné l’opération américaine « contraire au droit international » et appelé toutes les parties au dialogue. Cyril Ramaphosa a déclaré que l’Afrique du Sud était prête à jouer le rôle de médiateur. L’opinion publique est divisée sur la question iranienne et l’opposition demande que Pretoria clarifie sa position.
Les chefs d’état-major des armées des pays de la Cédéao ont décidé samedi de la mise en place d’une force « d’attente » de 2 000 hommes pour lutter contre les groupes terroristes qui progressent dans la région. Lors des discussions organisées à Freetown, en Sierra Leone, les chefs des armées ouest-africains ont « dressé un état des lieux préoccupant du paysage sécuritaire régional », a affirmé une source proche de la rencontre.

L’Éthiopie et le Tigré sont-ils à nouveau au bord de la guerre ?
Plus de trois ans après la fin d’un conflit qui a fait 600 000 morts, l’Éthiopie et la région rebelle du Tigré, appuyée par l’Érythrée, sont à nouveau à couteaux tirés. Addis-Abeba a massé des troupes aux abords de sa province et les incidents se multiplient depuis un mois entre l’armée fédérale et les Forces de défense du Tigré (TDF).

Les restes calcinés d’un char T-72 sur la route reliant Shiraro à Shire dans la région du Tigré, le 12 octobre 2024. © Michele Spatari, AFP

Crise du cacao : la Côte d’Ivoire réduit drastiquement le prix d’achat aux planteurs
La Côte d’Ivoire, première productrice mondiale de cacao, a divisé de plus de moitié le prix d’achat de « l’or brun » aux planteurs. Son nouveau prix, 1 200 francs CFA (1,82 euros) est inférieur de près de 60 % au montant record de 2 800 francs CFA (4,26 euros) en vigueur depuis octobre. Une décision nécessaire pour enrayer la crise de mévente traversée par la filière, ont déclaré les autorités dans un contexte de chute des cours mondiaux et d’une crise de surstockage. La filière du cacao ivoirien représente 14 % du PIB du pays et fait vivre environ 5 millions de personnes.
Accepter
Gérer mes choix
Une extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.
Réessayer

© France 24

Nestlé rend-il les bébés africains accros au sucre ?
L’ONG suisse Public Eye a révélé que la marque de céréales infantiles Cerelac, de Nestlé, vendait des produits contenant jusqu’à 15 % de sucre ajouté en Afrique, contre des produits sans sucre ajouté en Europe. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle à arrêter le sucre pour les enfants de moins de 3 ans, ce que la loi ivoirienne n’interdit pas. À Abidjan, en Côte d’Ivoire, les habitants se mobilisent pour que l’État s’aligne sur l’OMS.
À voir aussi :
Accepter
Gérer mes choix
Une extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.
Réessayer

Focus © France 24

Thomas Ngijol prête sa voix à « Allah n’est pas obligé », film d’animation sur les enfants soldats
Le comédien Thomas Ngijol et le réalisateur Zaven Najjar présentent le film d’animation « Allah n’est pas obligé », adaptation du roman éponyme d’Ahmadou Kourouma qui avait reçu le prix Renaudot en 2000. L’histoire raconte la vie de Birahima, un enfant guinéen entraîné comme enfant soldat dans les guerres civiles qui ont ravagé le Liberia et la Sierra Leone dans les années 1990.
Accepter
Gérer mes choix
Une extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.
Réessayer

affiche © FRANCE 24

Tunisie : plus de 1 100 migrants ont bénéficié d’un « retour volontaire » depuis le début de l’année
L’Organisation internationale des migrations (OIM) a organisé le « retour volontaire » de 309 migrants – 164 Guinéens et 145 Ivoiriens – les 24 et 25 février avec deux vols charters. Au total, 1 182 exilés ont bénéficié d’un « retour volontaire » au départ de la Tunisie depuis le début de l’année. De plus en plus de migrants subsahariens fuient le pays de Kaïs Saïed, qui les pousse dans une précarité extrême.

L’OIM a organisé le « retour volontaire » de plus de 300 migrants les 24 et 25 février 2026. © OIM Tunisie

Accepter
Gérer mes choix