Une étude exclusive de PlayersTime révèle que l’addiction aux réseaux sociaux atteint des sommets en 2026, avec des utilisateurs kényans connectés plus de cinq heures par jour et une domination mondiale de l’application TikTok en matière de temps d’écran.

Alors que l’Australie a marqué les esprits l’an dernier en devenant le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, la consommation numérique mondiale ne montre aucun signe de ralentissement. Le dernier rapport publié par les analystes de PlayersTime (https://www.playerstime.com/) dresse un état des lieux saisissant des habitudes de connexion à travers 68 nations. Le constat est clair : le « doomscrolling », cette consultation compulsive des fils d’actualité, s’est imposé comme une routine quotidienne majeure.

Une fracture géographique marquée

Si la moyenne mondiale est élevée, les disparités entre les pays sont immenses. Loin devant les nations occidentales, le Kenya s’impose comme le pays où les internautes sont les plus captifs, consacrant en moyenne 5 heures et 11 minutes chaque jour aux différentes plateformes sociales. Les Philippines suivent de près avec 4 heures et 50 minutes quotidiennes. Le Brésil et le Nigéria complètent ce haut de tableau avec plus de 4 heures de connexion par jour.

À l’inverse, les pays aux économies développées affichent des temps de connexion plus modérés, bien que substantiels. Les États-Unis, berceau de géants comme Facebook et Instagram, enregistrent une moyenne de 2 heures et 52 minutes. En bas du classement, le Japon fait figure d’exception avec seulement 1 heure et 6 minutes de temps social quotidien, soit près de cinq fois moins que le leader kényan.

TikTok, le grand chronophage

L’étude met en lumière la mécanique d’addiction propre à chaque application. Si Facebook conserve la couronne du plus grand nombre d’utilisateurs avec 3,07 milliards de comptes actifs mensuels, ce n’est pas là que l’attention est la plus retenue.

TikTok domine largement le classement de l’engagement temporel. En moyenne, un utilisateur passe 97 minutes par jour sur l’application de vidéos courtes. YouTube suit avec 85 minutes, devançant Instagram (73 minutes) et Facebook (67 minutes). Cette tendance confirme l’attrait massif des formats vidéo, particulièrement auprès des jeunes générations. D’ailleurs, chez les adolescents américains (13-17 ans), YouTube reste la plateforme reine, utilisée par 90 % d’entre eux.

Un changement de paradigme comportemental

Au total, la planète comptait environ 5,66 milliards d’utilisateurs de réseaux sociaux fin 2025, soit près de 68 % de la population mondiale. Pour les experts, ces chiffres traduisent une mutation profonde de notre rapport au temps libre.

Aleksandra Dimitrova, analyste de données chez PlayersTime, commente cette évolution inquiétante : « Les médias sociaux sont devenus un élément déterminant de la vie moderne, façonnant la façon dont les gens achètent, planifient leurs voyages et restent connectés dans le monde entier. […] Les directives générales recommandent de limiter le temps d’écran récréatif à environ deux heures par jour pour les adultes et les adolescents, mais l’utilisation réelle dans la plupart des pays dépasse de loin ce seuil. Pour de nombreux utilisateurs, le défilement est devenu une habitude quotidienne par défaut plutôt qu’une activité gérée consciemment, s’étendant bien au-delà des limites recommandées ».

La Chine, géant du volume

Le rapport souligne également la position singulière de la Chine. Avec 1,28 milliard de comptes, l’Empire du Milieu possède la plus grande base d’utilisateurs au monde, surpassant l’Inde (500 millions). Le taux d’adoption y est spectaculaire, atteignant plus de 90 %. Cependant, le temps passé par jour y reste modéré comparé aux records kényans, avec une moyenne d’1 heure et 53 minutes.

L’intégralité des données et la méthodologie de l’étude sont disponibles via ce lien Google Drive (https://docs.google.com/spreadsheets/d/1jJqnRNpeCaojpjKZmHoELRfXFBvXWzp3UIKOyxV_Sz8/edit?gid=554077685#gid=554077685) et sur le site de PlayersTime.