Théoriquement, les monarques traditionnels n’ont qu’un rôle coutumier en Afrique du Sud. Ils n’ont aucune raison d’interférer avec la politique étrangère du pays. Dans la province du Cap-Est, pourtant, le roi des Thembu, Buyelekhaya Dalindyebo, vient de provoquer une nouvelle tempête diplomatique entre l’Afrique du Sud et Israël.

Premier à dégainer, le ministère des Relations extérieures sud-africain a annoncé dans un communiqué, le 30 janvier, que le chargé d’affaires de l’ambassade israélienne en Afrique du Sud, Ariel Seidman, était déclaré persona non grata et qu’il devait quitter le pays sous soixante-douze heures.

Ariel Seidman était le plus haut représentant de l’ambassade israélienne en Afrique du Sud depuis le rappel par l’État hébreu de son ambassadeur, en 2023, après la plainte sud-africaine accusant Israël de génocide à Gaza auprès de la Cour internationale de justice. De la même manière, l’Afrique du Sud n’a plus d’ambassadeur en Israël depuis 2018. Dans son communiqué, le gouvernement sud-africain dénonce “une série de violations inacceptables des normes et des usages diplomatiques”, rapporte le quotidien économique sud-africain Business Day.

Une question de protocole

En ligne de mire notamment, la visite, quelques jours plus tôt, d’une délégation d’officiels israél