À Genève, l’Organisation mondiale de la santé entre dans une séquence décisive : réunion du Conseil exécutif depuis lundi sur fond de crise financière après le retrait des États-Unis. Le directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, y voit l’occasion de « se recentrer » sur la mission de l’organisation, tandis que certains pays s’interrogent sur sa « raison d’être ». Que change la perte du principal donateur et que faut-il préserver pour rester utile aux pays qui en ont le plus besoin, notamment en Afrique ? Les réponses d’Antoine Flahault, médecin épidémiologiste et professeur de santé publique. 

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, le 21 janvier 2026, la veille du départ officiel des États-Unis de l'OMS.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, le 21 janvier 2026, la veille du départ officiel des États-Unis de l’OMS. © Fabrice Coffrini / AFP

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