LA TRIBUNE – Le Sud de façon générale et plus particulièrement le territoire d’Aix-Marseille est assez naturellement un allié du continent africain ne serait-ce que pour sa position géographique. La Métropole que vous présidez lançait en 2021 Provence Africa Connect avec comme objectif de créer une dynamique globale et de faire émerger des solutions innovantes. Deux ans plus tard, où en est cette initiative ?
MARTINE VASSAL – Nous avons effectivement engagé, en 2021, une démarche collective que nous avons appelée « Provence Africa Connect » afin de renforcer notre positionnement en tant que Hub Europe-Méditerranée-Afrique. Une démarche confirmée dans le cadre de l’agenda du développement économique qui a été voté l’année dernière par le Conseil métropolitain. La Métropole a notamment accompagné et fait grandir, depuis sa création, le Forum Emerging Valley, premier événement européen pour dynamiser l’entrepreneuriat innovant, les startups et les investissements dans la tech entre l’Afrique et l’Europe. Nous nous réjouissons de voir à quel point ce rendez-vous, comme le Forum Europe Afrique, sont devenus incontournables en rassemblant à la fois notre écosystème d’innovation et des acteurs majeurs du sujet comme le campus de l’Agence Française de Développement, l’Institut pour la Recherche et le Développement, Bpifrance, Anima… tous engagés dans cette démarche collective. Sans oublier les réseaux d’entrepreneurs, notamment le réseau AfricaLink, que nous soutenons aux côtés de la CCI métropolitaine Aix-Marseille-Provence, qui grandit chaque année et fédère une communauté de près de 200 entreprises, dont 35% de PME africaines.
On sait que l’Afrique est, sur certains sujets, en avance sur l’Europe, notamment sur des thématiques de sécheresse, préservation des ressources, sur l’usage du mobile aussi. La Métropole Aix-Marseille Provence a été désignée capitale européenne de l’innovation, plus particulièrement sur la ville méditerranéenne durable. Comment travaillez-vous avec l’Afrique sur ce point ?