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Face à un marché automobile européen fortement concurrentiel et envahi par les constructeurs chinois en avance technologiquement sur les véhicules électriques et beaucoup plus compétitifs, le groupe de la marque au Losange dévoile un nouveau plan stratégique à horizon 2030 baptisé « FutuReady » visant à vendre la moitié de ses voitures hors du vieux continent. L’Inde, l’Amérique du Sud et la Corée du Sud sont les pays ciblés. L’objectif est d’être plus régulier dans la capacité à délivrer de la croissance et de la rentabilité.

Publié le 10 mars 2026 à 14h30

Renault, un développement hors d'Europe. Photo ©  Photo © JEAN MARC QUINET/SIPA

Renault, un développement hors d’Europe. Photo © Photo © JEAN MARC QUINET/SIPA

Nouveau patron, nouveau plan stratégique ! Arrivé l’été dernier aux commandes du groupe Renault (Renault, Dacia et Alpine) en remplacement de l’italien Luca de Meo parti chez Kering, François Prévost a dévoilé un plan stratégique à horizon 2030 baptisé « FutuReady ». L’objectif est de sortir du marché automobile européen à la fois trop concurrentiel et envahi par les constructeurs chinois en avance techniquement sur les véhicules électriques et beaucoup plus compétitifs. 62% des véhicules Renault sont actuellement vendus sur le vieux continent. L’ambition est d’en exporter la moitié hors d’Europe en ciblant trois marchés : l’Inde, l’Amérique du Sud et la Corée du Sud et en misant sur le partenariat avec le chinois Geely, propriétaire de la marque Volvo.

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Parallèlement, le groupe est prêt à développer en Europe des modèles pour le compte de concurrents comme Nissan, Mitsubishi, Volvo ou Ford. Pour y parvenir, le groupe table sur sa capacité d’innovation en réduisant à deux ans les délais de développement de nouveaux modèles et sur sa compétitivité en abaissant de 40% le coût des véhicules électriques. Ainsi entre 2026 et 2030, 36 nouveaux modèles seront commercialisés dont 16 électriques et 14 en-dehors d’Europe. Le groupe continuera de proposer une motorisation hybride.

Générer au moins 1,5 milliard de flux nets de trésorerie chaque année

L’objectif de Renault en allant capter la croissance en-dehors d’Europe sur des marchés à fort potentiel comme l’Inde, l’Amérique du Sud et la Corée du Sud est d’être plus régulier dans la délivrance d’une progression rentable de ses ventes. Ainsi, son ambition est de faire croître chaque année son chiffre d’affaires de +4% à +6% avec une marge opérationnelle courante de l’ordre de 5+ à 7% (contre une moyenne de 3,9% sur la période 2005 et 2025) et de générer des flux nets de trésorerie d’au moins 1,5 milliard par an.

En attendant, pour cette année et 2027, le consensus des analystes financiers recueilli par Factset anticipe un résultat opérationnel courant de 3,08 et 3,19 milliards et un bénéfice net de 1,8 et 1,93 milliard. Des hypothèses valorisées à 4,2 et 3,9 fois, ce qui est très faible. En témoigne également la décote de 64% sur les fonds propres du constructeur. Au regard du contexte actuel et de la difficulté du marché automobile européen, nous conseillons de rester à l’écart du titre Renault. Dans le secteur, nous préférons Stellantis pour son exposition au marché américain et les équipementiers Forvia et OPmobility.

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Notre conseil : restez à l’écart du titre Renault (code : FR00000131906)

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